En Afrique du sud, cinq personnes ont trouvé la mort et près de 200 autres ont été arrêtées par les autorités suite à des émeutes xénophobes qui secouent depuis le 1er septembre le pays de Nelson Mandela.

 

Le Mardi dernier, la police a tiré des balles en caoutchouc dans le centre de Johannesburg, la principale ville sud-africaine où l’évènement se passait. C’était pour disperser des centaines de personnes dont certaines étaient armées de machettes et de haches. En outre, des petits groupes ont été également repoussés dans le Township d’Alexandra qui jouxte le quartier financier de Sandton, par des limiers pour prévenir de nouveaux pillages de commerces. Selon les indiscrétions, cinq personnes ont été malheureusement tuées depuis le dimanche dans la région de Johannesburg considérée comme l’épicentre des violences. Suivant les sources policières, 189 arrestations ont eu lieu dans cette affaire qui avait prévalu le déploiement d’un nombre important de policiers au niveau des quartiers chauds de la capitale économique. De sa part, Bheki Cele, tenait à préciser que le plus grand nombre de victimes sont des Sud-africains. Suivant les témoignages publiés dans ‘’Jeune Afrique’’ : « les gars sont arrivés en bourrasque et ont saccagé les magasins », explique Gavin Booldchand, habitant de Coronationville, une banlieue pauvre de Johannesburg où deux morts ont été recensés. Selon ce témoin, « le propriétaire d’un magasin est sorti et a tiré dans la foule. Il a tiré sur un noir en plein visage », ajoute-t-il avant d’accuser les étrangers de « prendre » les emplois des Sud-africains. De sa part, le président Cyril Ramaphosa a estimé que les attaques visant des commerçants étrangers sont « totalement inacceptables » avant de solliciter l’arrêt immédiat des violences xénophebes. Apparemment mécontent des violences semées par ses compatriotes, Ramaphosa exprime : « Il ne peut y avoir aucune justification pour qu’un sud-africain s’en prenne à des gens d’autres pays ». En plus du  bilan humain, des dizaines de magasins ont été aussi saccagés à Johannesburg ainsi que dans la capitale politique Pretoria. Des poids lourds supposés être conduits par des étrangers ont également été incendiés dans la province de Kwazulu-Natal, dans le nord-est. Pour le chef du principal du parti d’opposition, Mmusi Maimane : « Notre Nation brûle et saigne ». De son côté, l’opposant Jilius Malema, leader du parti EFF (Econimic Freedom Fiighters) confie : « Nous pouvons chasser de notre sol, tous nos confrères africains, mais vous verrez qu’il n’y a toujours pas de travail en Afrique du sud. Notre richesse est entre les mains des blancs qui refusent d’investir pour créer plus d’industries. Il n’y a aucun nigérian qui a volé une industrie, et il n’a employé que des Nigérians. J’ai honte aujourd’hui qu’on m’appelle sud-africain (…) ».

Selon nos informations, les Nigérians, ont, à leur tour, riposté dans leur pays suite à cette affaire. En 2015, sept personnes ont été aussi tuées au cours de pillages qui ciblaient des commerçants étrangers à Johannesburg et à Durban. Ce qui est différent du cas qui a eu lieu en 2008 où des émeutes xénophobes avaient pareillement fait 62 morts dans le pays.

Mamadou Diarra

Source : Le Pays

MaliwebAfrique
En Afrique du sud, cinq personnes ont trouvé la mort et près de 200 autres ont été arrêtées par les autorités suite à des émeutes xénophobes qui secouent depuis le 1er septembre le pays de Nelson Mandela.   Le Mardi dernier, la police a tiré des balles en caoutchouc dans le centre...