La deuxième édition du Forum pour l’investissement en Afrique a été ouverte ce lundi à Johannesburg en Afrique du Sud. A cette occasion, le président de la Banque africaine de développement s’est félicité des succès obtenus en 2018.

 

«L’Afrique est en plein essor — et l’Afrique rayonne ! C’est une Afrique nouvelle, plus confiante. Un continent désormais plus conscient de sa place dans le monde et déterminé à être une destination de choix de l’investissement mondial ». C’est en ces termes que s’est exprimé, lundi à Johannesburg, le président de la Banque africaine de développement (Bad). Akinwumi Adesina  s’exprimait lors de l’ouverture de la deuxième édition du Forum pour l’investissement en Afrique.

Il y a quelques instants, a-t-il dit, les chefs d’État ont présenté au monde des opportunités d’investissement dans leurs pays respectifs. Aujourd’hui, déclare M. Adesina, chacun d’entre vous présidera des séances restreintes en tant que Présidents directeurs généraux de vos pays, pour accélérer les transactions, appuyer les décisions d’investissement et rassurer les investisseurs que l’environnement des affaires et l’environnement réglementaire sont favorables au plein succès de leurs projets d’investissement.

«Lorsque les dirigeants le veulent, des choses inédites se produisent ! Votre présence parmi nous ici, à l’occasion du Forum pour l’investissement en Afrique, envoie au monde un signal fort : l’Afrique prend les affaires au sérieux ! Pas les affaires selon la routine habituelle, mais les affaires hors des sentiers battus ! Un grand merci pour vous être rendus disponibles pour cet événement ! », a indiqué le président de la Bad s’adressant aux chefs d’Etat sud-africain, rwandais, ghanéen, etc, présents à cette occasion. Il a expliqué que les taux de croissance économique sont encourageants.

«Cette année, 37 pays d’Afrique ont enregistré des taux de croissance de 3 pour cent et plus. Et vous savez quoi ? Six des dix régions au monde qui connaissent la croissance la plus rapide se trouvent en Afrique », a détaillé le patron de l’institution panafricaine.

«Les cours des produits de base se redressent. En 2018, les investissements directs étrangers en Afrique ont augmenté de 11 pour cent, contre 4 pour cent en Asie et une baisse de 13 pour cent au niveau mondial. Ainsi, en matière d’investissement, l’Afrique obtient de bons résultats, mais il lui faut encore bien plus », a souligné le président Adesina. Il soutient que l’Afrique est prête à mobiliser un volume d’investissements plus important. L’an dernier, poursuit-il, lorsque nous nous sommes réunis ici pour la toute première édition du Forum pour l’investissement en Afrique, nous avons obtenu – en moins de 72 heures – des manifestations d’intérêt d’une valeur de 38,7 milliards de dollars.

Promesse tenue

Akinwumi Adesina affirme que de nombreux progrès sont réalisés concernant ces manifestations d’intérêt, une équipe dédiée de partenaires travaillant sans relâche pour accélérer la clôture financière des transactions. Il donne quelques exemples. «L’année dernière, l’Africa Infrastructure Investment Fund pour l’accélération des investissements dans l’agriculture a été présenté ici. L’objectif visé était une prise de participation de 500 millions de dollars ; et l’opération de prise de participation de 500 millions de dollars a été bouclée. Promesse faite, promesse tenue ! »,  rappelle le président de la Bad.

Dans le même sillage, il renseigne que le Fonds africain de garantie destiné aux investisseurs s’était fixé l’objectif de mobiliser 175 millions de dollars pour soutenir les petites et moyennes entreprises. Cette opération de prise de participation a été bouclée sur le plan financier.

«Promesse faite, promesse tenue ! », a-t-il martelé. «Ici, en Afrique du Sud, le financement du projet agroindustriel de transformation de viande bovine, pour lequel 350 millions de dollars étaient recherchés, a été bouclé.

Le financement de Alithea Identity Fund, un fonds de capital-investissement ciblant spécifiquement les entreprises dirigées par des femmes, créé ici même avec un objectif de financement de 72 millions de dollars, a été bouclé. Promesse faite, promesse tenue ! », a noté M. Adesina.  Ce qui lui fait dire que le Forum pour l’investissement en Afrique n’est pas un lieu de discussions stériles.

«En effet, nous obtenons des résultats concrets », déclare le président de la Bad. Il a précisé que ses équipes travaillent d’arrache-pied pour accélérer la clôture financière de plusieurs projets d’investissement avant la fin de l’année et pour finaliser la clôture financière de tous les investissements – ce qui serait un exploit compte tenu du nombre et de la complexité des transactions concernées.

Il dit se réjouir de l’accent mis sur le nouveau discours sur l’investissement en Afrique dans le cadre de ce Forum. «L’Afrique s’est dotée d’une nouvelle image de marque – sans tenir compte de la manière dont elle est perçue par les autres, mais guidée par sa propre perception. L’Afrique s’est repositionnée », a-t-il dit.  Akinwumi Adesina a saisi cette occasion pour appeler à la mobilisation des investisseurs institutionnels pour combler le déficit annuel de financement des infrastructures estimé en Afrique estimé entre 68 et 108 milliards de dollars.

Pour cela, il pense qu’il faut  élaborer des projets plus bancables, concevoir un plus grand nombre d’instruments d’atténuation des risques et harmoniser notre offre de produits en tant que banques multilatérales de développement et institutions financières.

Adou FAYE

Lejecom

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