À la suite d’une loi d’amnistie générale, votée fin 2021 par les autorités tchadiennes, vingt-deux membres de groupes armés et de détenus de droit commun, condamnés notamment pour trahison, ont été libérés, mardi 18 janvier 2022. Ce geste intervient à un moment où le Tchad se prépare à tenir mi-février, un dialogue inclusif national devant permettre de préparer la fin de la transition en cours.

Au Tchad, le pouvoir avait voté, fin 2021, une loi d’amnistie générale en faveur des personnes condamnées pour des faits de rébellion. Cette décision vise à faciliter leur participation au dialogue national inclusif annoncé pour le 15 février prochain.

Dans ce cadre, vingt-deux rebelles et opposants politiques ont été libérés, le 18 janvier dernier. Ce geste des autorités transitoires constitue une mesure de décrispation du climat sociopolitique dans ce pays sahélien. C’est un grand pas vers la réconciliation nationale dans la mesure où il permettra à ces groupes armés de participer au dialogue national inclusif censé conduire à des élections présidentielles et législatives, qui mettront fin à la période transitoire.

Mesure de décrispation

Au regard du climat sociopolitique fragile au Tchad, le directeur des établissements pénitentiaires n’a pas manqué d’inviter ces personnes libérées, à « saisir cette opportunité afin de contribuer à l’édification de la cohésion sociale ». Cette décision des autorités du pays, selon Mahamat Ahmat Alhabo, ministre de la Justice, garde des Sceaux, reste un « acte de pardon » et surtout « gage du rétablissement de la confiance entre les fils du Tchad et la paix sociale tant réclamée ».

À noter que cette mesure répond à l’une des exigences des principaux groupes rebelles pour venir à la table des négociations du Dialogue national à l’invitation du président Mahamat Idriss Déby Itno.

Cependant, faut-il préciser, cette loi d’amnistie annoncée fin novembre 2021 par les autorités transitoires et votée en décembre par le Parlement concerne en tout 296 personnes condamnées (détenues ou non). Elle ne concerne pas les prisonniers de guerre du Front pour l’alternance et le changement, arrêtés après les combats d’avril 2021 qui ont coûté la vie au président Idriss Déby Itno. Ces derniers sont érigés par la Convention de Genève, précise le garde des Sceaux.

Pour rappel, Mahamat Idriss Déby Itno a pris la tête du Tchad au lendemain de la mort de son père, le Maréchal Idriss Déby Itno, en avril 2021, sur-le-champ de bataille.

Bakary Fomba

Source: Sahel Tribune
MaliwebAfrique
À la suite d’une loi d’amnistie générale, votée fin 2021 par les autorités tchadiennes, vingt-deux membres de groupes armés et de détenus de droit commun, condamnés notamment pour trahison, ont été libérés, mardi 18 janvier 2022. Ce geste intervient à un moment où le Tchad se prépare à tenir mi-février, un...