u cours d’une réunion organisée ce 22 septembre à New-York, au soir de la 77e Assemblée générale des Nations-Unies, les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest se sont opposés à la junte au pouvoir en Guinée qui ne veut pas rendre le pouvoir dans les délais convenus.

Lors de cette réunion, les pays de la CEDEAO ont décidé de prendre des « sanctions progressives » contre la junte militaire en Guinée à qui ils reprochent le manque d’investissement pour le rétablissement des civils au gouvernement avant au moins trois ans.

C’est Omar Aliou Touray, président de la Commission de la CEDEAO qui a porté la nouvelle aux médias. « Nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée », a-t-il confié à l’Agence France-Presse (AFP) après un sommet à huis clos en marge de cette 77e Assemblée générale des Nations-Unies.

Par ailleurs, signalons qu’au cours de cette même réunion, il a été également arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus en plus de celle levées contre la junte guinéenne. Pour ce faire, « très rapidement, le président en exercice de la Cedeao et le président de la commission de la Cedeao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions », rapporte un document résumant ce sommet à huis clos.

Pour ce faire, « très rapidement, le président en exercice de la Cedeao et le président de la commission de la Cedeao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions », rapporte un document résumant ce sommet à huis clos.
Il appert de rappeler, toujours en marge de la 77e Assemblée générale des Nations-Unies, que le président de la Cedeao, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, a prévenu que la Guinée allait au devant « de lourdes sanctions » si la junte persistait à vouloir se maintenir trois ans au pouvoir. Il a réaffirmé avoir obtenu lors d’une visite en Guinée un accord avec la junte pour qu’elle cède la place à des civils élus au bout de deux ans, rapporte l’AFP.

En outre, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso qui sont dirigés actuellement par des juntes et suspendus de la Cedeao n’ont pas pris par à ce sommet à l’issue duquel les pays participants se sont accordés pour réclamer la libération de 46 militaires ivoiriens détenus au Mali, des arrestations devenues une source d’importantes oppositions entre les deux pays.

Pour ce faire, le président de la Commission, Omar Aliou Touray a exprimé la position de la CEDEAO. « Nous condamnons l’arrestation des militaires ivoiriens. Mardi [27 septembre], la Cedeao dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération. (…) L’heure des coups d’Etat est révolue », a-t-il confié à la presse.

Godefroid Nibez/journaldesnations.net