En tournée ouest-africaine, le général Stephen Townsend commandant de la force américaine en Afrique a choisi le Mali comme première destination ce 16 septembre.


Cette visite a été l’occasion de rencontrer les dirigeants maliens et de discuter de l’évolution de la situation sécuritaire au Mali et au Sahel. L’Ambassadeur des États-Unis, Dennis B. Hankins, et une délégation de hauts responsables de l’armée américaine ont accompagné le commandant pour rencontrer le président Ibrahim Boubacar Keïta afin de discuter de la lutte contre le terrorisme, du leadership régional et de la coopération sécuritaire entre les États-Unis et le Mali.

Au cours de sa visite, le général Townsend et sa délégation ont également rencontré des responsables militaires maliens et des partenaires internationaux, y compris des dirigeants du G5 Sahel. Le général Townsend a rappelé l’intérêt de l’armée américaine de renforcer les institutions de défense afin d’aider les forces maliennes à booster leurs capacités en matière de protection et de sécurité de la population.
« La situation sécuritaire au Sahel préoccupe clairement les États-Unis. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique continuera de soutenir les efforts internationaux visant à réduire la capacité des organisations extrémistes violentes à mener des attaques violentes au Mali, ainsi que ceux visant à perturber et à neutraliser leurs réseaux », a déclaré le général Townsend. « Nous croyons fermement en notre partenariat et espérons renforcer notre coopération pour aider le Mali à apporter la sécurité et la stabilité à ses citoyens et à la région. »

L’assistance civile et militaire du gouvernement des États-Unis au Mali est conçue pour lutter contre les facteurs d’instabilité et d’extrémisme par le biais de partenariats visant à améliorer la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et la gouvernance. Les États-Unis contribuent à la lutte antiterroriste au Mali en formant les forces de sécurité à faire face aux urgences et en renforçant les institutions militaires maliennes afin d’améliorer les procédures judiciaires, les structures administratives de recrutement et la formation des officiers.
Cela dit, le commandant a enchaîné la visite en allant au Burkina Faso, ou il a échangé autour des questions de sécuritaires avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.
Selon RFI, les attaques contre les populations civiles et les forces de défense et de sécurité se multiplient, malgré des opérations dans différentes régions. Le site affirme que pour le moment les États-Unis n’envisagent pas l’envoi des troupes sur le sol burkinabè, leur soutien se limitera à la formation et au renforcement de la collaboration entre différents pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord.
Même si le commandant de l’Africom, reconnait que le Burkina Faso fait face à d’énormes défis sécuritaires, il explique qu’aucune présence de troupes militaires américaines n’est envisagée sur le théâtre des opérations. Mais les forces armées burkinabè continueront d’être assistées en termes de formation et d’équipements, assure le général Stephen Townsend. « Les États-Unis sont présents dans le pays, mais je ne crois pas qu’il faille s’attendre à une présence militaire ou des troupes de combat sur le terrain comme c’est le cas avec certaines troupes françaises. Nous travaillons en collaboration et en étroite harmonie avec les différents canaux déjà présents. »Selon lui, les forces extérieures ne viendront qu’en appui. Cette crise ne peut être réglée que par les forces burkinabè. « J’ajouterais que les forces extérieures ou les partenaires peuvent soutenir le pays, mais la solution doit venir des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso. »
Les États-Unis font preuve de prudence concernant le Mali, car, ils veulent faire du Mali un remake du Niger, à savoir, s’implanter dans le pays et contrôler tous les secteurs pour rendre le pays hermétique et empêcher les pays du bloc Est comme la Russie ou même la Chine, de venir s’implanter dans le pays. Après la signature d’un accord militaire entre Bamako et Moscou, et la résistance de la population malienne, Washington a visiblement décidé de resserrer la vise au Mali. Cette visite a aussi eu lieu tout de suite après le sommet extraordinaire de la CEDEAO concernant la sécurité dans le Sahel, ou les pays africains ont décidé de débloque la somme de 1 milliard de dollars pour la sécurité dans le Sahel, alors que le G5 dont c’est la France qui s’est mis à sa tête, peine toujours à trouver des fonds pour financer le G5. Washington a l’air de prendre la place de la Fr ance tout en essayant d’investir le moins possible sans faire le bruit.

Issiaka Guindo

Source: tachad

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