Le ministre nigérien de la Défense, Issoufou Katambé, a déclaré vendredi soir que “l’armée ne se reconnaît nullement à travers (les) allégations” d’un rapport de la Commission nationale des droits humains (CNDH) du Niger qui accuse des soldats d’être responsables d’exécutions sommaires de dizaine de civils dans la région de Tillabéry (ouest).

Selon ce rapport de la CNDH, une institution de la République, publié la semaine passée, “il y a bel et bien eu lieu des exécutions de personnes civiles non armées et la mission a découvert au moins 71 personnes qui ont été tuées dans six fosses communes”, ajoutant que “ce sont des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui sont responsables de ces exécutions sommaires et extrajudiciaires”.

Dans un communiqué, M. Katambé a jugé qu’au regard de “la gravité d’une telle affirmation qui, au demeurant pourrait être de nature à saper le moral des troupes, discréditer leurs actions dans leur combat contre les groupes armés terroristes, les groupes criminels organisés, et troubler la sérénité de la conduite des opérations”, il “tient à informer l’opinion nationale et internationale, que les FDS ont toujours fait montre de professionnalisme en respectant les droits de l’Homme dans l’exécution de leurs missions”.

Pour rappel, l’armée nigérienne fait face à trois fronts très actifs : le groupe terroriste nigérian Boko Haram qui sévit dans le sud-est du pays depuis 2009 , les groupes terroristes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), d’Ansar Dine et d’autres mouvements rebelles basés, depuis près de sept ans dans le nord du Mali, des groupes armés et autres bandits de tout type qui contrôlent le sud de la Libye depuis le renversement en 2011 du régime de Moammar Kadhafi.

A cela est venu s’ajouter depuis plus d’un an, dans la zone dite des trois frontières (Niger-Mali-Burkina Faso), un nouveau foyer d’insécurité entretenu par d’autres groupes djihadistes qui mettent en péril la sécurité des personnes et des biens.

Source: Xinhua

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Le ministre nigérien de la Défense, Issoufou Katambé, a déclaré vendredi soir que 'l'armée ne se reconnaît nullement à travers (les) allégations' d'un rapport de la Commission nationale des droits humains (CNDH) du Niger qui accuse des soldats d'être responsables d'exécutions sommaires de dizaine de civils dans la région...