Les chefs d’État du G5 Sahel étaient hier en conclave en Mauritanie. La rencontre, qui s’inscrivait dans le cadre l’évaluation des acquis de Pau, six mois après, a enregistré la présence du président français Emmanuel Macron et du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. L’on indique également que le président du Conseil italien Giuseppe Conte et la chancelière allemande Angela Merkel y ont été associés par visioconférence.

 

A l’ordre du jour de la rencontre, le point sur les progrès accomplis depuis la mise en place du nouveau cadre opérationnel conjoint défini en janvier lors du sommet de Pau et de programmer les prochaines étapes.
La force Barkhane et ses alliés locaux, dit-on, déjà, ont infligé de sévères revers aux extrémistes islamistes du Sahel, mais la situation reste précaire.
À son arrivée à Nouakchott, le président Emanuel Macron a été accueilli par son homologue de la Mauritanie. Il a donné plus de précision à l’objet de ce rendez-vous décisif pour le G5 Sahel confronté à d’énormes difficultés : “Nous allons faire le point sur l’avancée des travaux que nous avons décidés à Pau, sur le plan de la lutte contre le terrorisme, de la consolidation des armées du Sahel, du retour de l’État partout au Sahel et sur le développement et des projets concrets que nous souhaitons mettre en place”, a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée à Nouakchott.
Selon le président français, des succès ont été enregistrés au cours de ces six derniers mois.
“Nous avons durant ces six derniers mois connu de vrais succès dans la lutte contre le terrorisme avec la neutralisation de chefs redoutés qui ont été sanglants pour toute la région et ont fait beaucoup de mal aux populations civiles”, a-t-il poursuivi.
Aussi, s’agit-il, selon un responsable français, d’associer plus de partenaires internationaux aux opérations militaires par le biais des forces spéciales européennes de l’opération Takouba d’ici à la fin de 2020-2021 et dans le cadre d’une mission de l’Union africaine.
Les forces conjointes, dirigées par 5 100 soldats français, se sont jusqu’à présent focalisées sur la lutte contre l’État islamique dans le Grand Sahara, en particulier dans la région du Liptako-Gourma, à la frontière entre Niger, Burkina Faso et Mali.
Malgré les récents progrès accomplis dans la lutte contre les djihadistes, notamment avec l’élimination du chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel, tué début juin par l’armée française dans le nord du Mali, les violences n’ont pas cessé. Dix soldats ont été tués le 10 juin dans l’attaque de la base militaire ivoirienne de Kafolo.
Au Mali, le GSIM, l’organisation terroriste la mieux implantée dans cette région, notamment dans le secteur allant de Mopti à Ségou continue d’infliger des pertes énormes à l’armée et contre les civils. En janvier, il y avait revendiqué un assaut meurtrier contre le camp de la gendarmerie malienne établi dans la localité de Sokolo, située près de la frontière avec la Mauritanie. Aussi, une patrouille des FAMa, constituée d’une douzaine de véhicules, a été attaquée, le 14 juin 2020, alors qu’elle se trouvait à Bouka Weré, une localité située au sud-est de Diabaly, à une centaine de kilomètres de la frontière mauritanienne. Le lendemain, l’état-major des FAMa a en effet indiqué qu’au moins 24 soldats avaient été tués lors de cette embuscade. Il a aussi fait état de la destruction de quatre véhicules, sans préciser si les autres ont été emportés par les assaillants.
À l’issue de ce sommet, Paris attendrait des garanties pour « que le contexte politique ne remette pas en question les avancées militaires ». Pour le cas du Mali, il est indiqué que notre pays doit ‘’reconfirmer son engagement dans l’application des accords de paix. Des mesures immédiates doivent être prises pour réunifier l’armée malienne et désarmer les groupes.

Par Sidi DAO

Source : INFO-MATIN

MaliwebAfrique
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