Au cours d’un point de presse au siège de la CMAS, ce mardi 15, le mouvement du 5 juin a indiqué, qu’il ne se reconnait pas dans le document produit à la suite de la concertation nationale de trois jours au CICB. Il accuse les militaires d’avoir utilisé des méthodes anti-démocratiques pour confisquer le pouvoir à leur profit.

Alors que le président du CNSP, le Col Hassimi Goïta et sa délégation se trouvaient à Accra au Ghana pour une rencontre sur la situation sociopolitique et militaire du Mali sous l’égide de la CEDEAO, le M5-RFP, qui avait été annoncé mort de sa belle mort par un de ces membres, a convié la presse nationale et internationale pour, non seulement montrer que le mouvement vit toujours, mais aussi pour faire part de son désaccord avec le résultat de la concertation nationale.

Au cours du point de presse qui a vu, tour à tour, le Dr Choguel Kokal Maïga, le Pr Ibrahim Ikassa Maïga pour la lecture de la déclaration liminaire, l’imam Oumar Diarra, Me Mountaga Tall et Mme Sy Kadiatou Sow, les propos se sont essentiellement axés au tour de la volonté du CNSP de s’accaparer du pouvoir sous le conseil malveillant de ceux qui étaient contre le changement du régime il y a moins d’un moins.

Le M5 dénonce entre autres dans sa déclaration et les interventions des différents leaders du mouvement, la présence d’hommes lourdement armés au niveau du CICB tout au long de la concertation, qui, selon les membres du mouvement, a été faite pour intimider les participants à cette rencontre.

Le mouvement du 5 juin, affirme également, qu’il ne se reconnait pas dans le résultat final de la concertation lu pour être approuvé par acclamation sans que les différents participants aient à débattre de son contenu. Un contenu qui, selon le M5, a été modifié de façon unilatéral par les organisateurs. Les parties que semblent inacceptables pour le M5-RFP, c’est le poste de vice-président, qui ne figurait sur le document soumis à l’appréciation des participants, et l’amnesty pour les militaires ayant pris part au mouvement du 18 septembre. Le groupement n’arrive pas à accepter également que c’est le CNSP, qui aura à choisir les personnes pour la désignation du président et du vice-président de la transition.

En ce qui concerne le malaise au sein du mouvement, dont un membre influent, Kaou Djim, avait annoncé la mort, Mme Sy a clarifié les choses en indiquant, que tout propos qui ne vient pas du comité stratégique n’engage que son auteur avant de réaffirmer leur complicité avec l’imam Mahamoud Dicko qui est le parrain de la CMAS et l’autorité morale du M5.

S.Guindo, stagiaire

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Au cours d’un point de presse au siège de la CMAS, ce mardi 15, le mouvement du 5 juin a indiqué, qu’il ne se reconnait pas dans le document produit à la suite de la concertation nationale de trois jours au CICB. Il accuse les militaires d’avoir utilisé des...