Depuis quelques mois, la police communique sur chaque manifestation politique organisée dans la capitale. Pour le meeting de Lamuka le weekend dernier, le commissaire provincial de la police a évoqué dimanche une violation des clauses convenues avec les organisateurs et met en garde la coalition.

Selon un communiqué signé du général Sylvano Kasongo Kitenge, les organisateurs et les partisans de Lamuka et du candidat Martin Fayulu ont violé les clauses convenues avec la police la veille du meeting. Ces clauses, explique le même communiqué, devaient permettre d’éviter tout dérapage de la manifestation de samedi.

Selon la police, cette manifestation a réuni 3 800 personnes place Sainte-Thérèse, dans la commune de Ndjili à Kinshasa. Mais, côté organisateurs, on évoque un nombre largement supérieur, bien au-delà de 500 000 participants.

Comment tout ce monde pouvait-il arriver au lieu du meeting et rentrer à la maison s’il ne pouvait pas marcher ? S’est interrogé Pierre Lumbi, comme pour répondre à la police qui s’est plainte du fait que « certains partisans ont fait la marche de Masina jusqu’au pont Matete avant de se rendre à la place Sainte-Thérèse ».

Quant aux incitations à la haine ethnique et aux appels à la désobéissance civile évoqués dans le communiqué du chef de la police de Kinshasa, le directeur de campagne de Martin Fayulu a tout simplement considéré que cela relevait de la pure interprétation.

Mais le général Sylvano Kasongo Kitenge prévient : « Si de tels actes se répètent, la police usera des moyens légaux pour maintenir l’ordre public ».

RFI

MaliwebAfrique
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