Le 54e Sommet des chefs d’Etats de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest s’est ouvert hier lundi à Niamey dans la capitale du Niger. Au menu des discussions : la situation politique tendue dans cet espace, le renversement du pouvoir au Mali depuis le 18 aout, les protestations contre les troisièmes mandats des présidents ivoirien et guinéen.

Depuis le coup d’Etat contre le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, le pays vit sous un embargo de la CEDEAO. L’Organisation sous-régionale avait exigé le rétablissement de l’ancien Président dans ses fonctions, avant de revenir sur sa position, devant le refus de ce dernier de reprendre ses fonctions après sa chute précipitée par une grogne sociale conduite par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).

Les émissaires de la CEDEAO, dépêchés au Mali aux premières heures du coup de force, avaient invité la junte à engager une transition rapide, dirigée par un civil ou à défaut par un militaire à la retraite. Aussi, avait-elle ordonné la libération des personnalités politiques et militaires détenues par les militaires. Le Président déchu Ibrahim Boubacar Keita et son ancien Premier ministre Boubou Cissé ont regagné leurs domiciles, sans pour autant être libres car en résidence surveillée.

 Considérer les sanctions

Ibrahim Boubacar Keita a été autorisé par la junte à quitter Bamako ce week-end pour suivre des soins médicaux aux Emirats arabes unis. Le Président Keita y suivait un traitement depuis plusieurs mois. Un malaise cardiaque serait à l’origine de cette évacuation d’urgence. Un arrangement conclut entre l’ONU, la CEDEAO et les militaires permettrait le retour de l’ancien Président en cas de besoin. « Au cas où la justice voudra l’écouter », lance-t-on.

Ce week-end, les travaux de validation des termes de références en vue de dégager une feuille de route de la transition se sont déroulés sur l’étendue du territoire national. Les concertations nationales regrouperont à Bamako du 10 au 12 septembre des délégués venus de l’intérieur du pays et de la diaspora pour définir le calendrier, la durée, les priorités et éventuellement les responsables de cette transition.

Ces actions posées par la junte auraient dû amener les chefs d’Etats de la CEDEAO à reconsidérer les sanctions à l’encontre du pays. Mais il ressort de la rencontre de Niamey, un ultimatum adressé à la junte malienne. Elle a jusqu’au 15 septembre pour enclencher la transition, avec la désignation d’acteurs civils pour la diriger. uché sur la mer.

En attendant la levée ou l’assouplissement de l’embargo ce sont les populations qui paient le prix fort, au Mali comme dans les pays membres de l’organisation, où beaucoup vivent des échanges économiques entre les Etats.

Aly BOCOUM

Source: Bamakonews

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