Pour rappel, l’accord de paix de Doha, signé le 8 août, a été boycotté par au moins 18 groupes politico-militaires qui accusent les autorités tchadiennes de mauvaise foi.

 

L’un des groupes politico-militaires non signataires de l’accord de Doha du 8 août courant, le Conseil du commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), a appelé mardi, dans un communiqué, « la diaspora et l’ensemble des mouvements ayant rejeté l’accord de la honte à faire naître l’espoir d’une alternance démocratique en délogeant cette junte qui terrorise la population tchadienne par la force des armes ».

Le CCMSR, qui est né en 2016 d’une scission du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) et qui opère originellement dans le sud de la Libye, a aussi appelé les 18 groupes politico-militaires qui ont rejeté « cet accord du déshonneur » à être rassurés de son soutien « avec une grande détermination, dont les sacrifices en vies humaines, temps et moyen matériel en témoignent largement de l’élan de cet engagement ».

Ce mouvement rebelle a rassuré « l’opinion nationale, l’organisation des Nations unies, l’Union européenne, l’Union africaine et les pays du Brics, qu’il est disposé à travailler avec la société civile tchadienne, les organisations de droit de l’homme » pour déloger les militaires au pouvoir au Tchad.

Aux groupes rebelles non signataires de l’accord de paix de Doha, le CCMSR a proposé « la mise en place d’un organe qui aura pour objectif de fédérer et faciliter une réorganisation stratégique inter-mouvements armés en collaboration avec tous les acteurs de la vie politique tchadienne pour la continuité et la victoire du peuple » tchadien.

Pour rappel, l’accord de paix de Doha, signé le 8 août, a été boycotté par au moins 18 groupes politico-militaires qui accusent les autorités tchadiennes de mauvaise foi.

« En dehors des poignées de main suivies de la signature de l’accord de paix, une image historique pour un pays qui revient de loin, on constate avec regret que 18 mouvements politico-militaires n’ont pas répondu à l’appel de la salle. Parmi lesquels, deux importants groupes politico-militaires en l’occurrence le FACT et le CCMSR qui possèdent une présence militaire menaçante sur le terrain, en plus des trois autres dont les leaders charismatiques sont d’un poids incontestablement historique comme le colonel Adoum Yacoub du FPRN, Dr. Bichara Idriss Haggar du CNR, Choua Dazi du MDJT », a réagi dans un communiqué, lundi, Dr. Ahmat Yacoub Dabio, président du Centre d’études pour le développement et la prévention de l’extrémisme (CEDPE).

Le Conseil du commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) est un groupe rebelle très actif dans le sud de la Libye et le nord du Tchad.

Il est parmi les groupes armés qui ont harcelé l’ancien président Déby, parfois jusqu’aux portes du palais présidentiel, pendant les 30 années durant lesquelles il a régné d’une main de fer.

Dans un rapport publié en décembre 2019, un groupe d’experts de l’ONU sur la Libye a affirmé que le CCMSR « trempe très probablement dans des activités criminelles et des trafics de toutes sortes, reliant le sud de la Libye à la région du Tibesti au Tchad ».

Source : Anadolu Agency

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