Gabonaises et Gabonais ont, ce 31 décembre 2018, le regard tourné vers le Maroc, pays depuis lequel, le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, devrait prononcer son discours de nouvel An.

Le Gabon retient son souffle. La polémique sur l’état de santé du Président Ali Bongo Ondimba, qui a atteint des sommets jamais égalés pourrait, à compter de ce soir du 31 décembre de l’An 2018, soit s’estomper à jamais, soit prendre une dimension exponentielle. En ce sens que le chef de l’Etat est attendu pour s’adresser, comme à l’accoutumée, à la Nation gabonaise toute entière. Et jamais de l’histoire du Gabon, le discours de nouvel An d’Ali Bongo n’a été aussi attendu. Pourquoi ?

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Cette situation est le fruit d’une absence trop longue de son pays, plus de 60 jours, du Président gabonais, qui, terrassé par un accident vasculaire cérébral, le 24 octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite, y a été hospitalisé jusqu’au 28 novembre 2018, date à laquelle le dirigeant a rejoint Rabat au Maroc, sur invitation de son ami de jeunesse, Mohammed VI. D’abord interné à l’hôpital militaire de Rabat, Ali Bongo est transféré dans une résidence privée où il passe sa rééducation. C’est d’ailleurs depuis cette résidence que les premières images du chef de l’Etat du Gabon ont été diffusées, soulevant une grosse polémique.

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En effet, ces images ont exposé les souffrances du Président Ali Bongo, qui, visiblement avait perdu l’usage normal de la main droite, sans compter son œil du même côté qui semblait sortir de son orbite. Il ne faisait alors plus aucun doute que le dirigeant gabonais souffrait d’une hémiplégie droite, au moment de la prise de ces images. Des séquelles d’un accident vasculaire cérébral, maladie que le Vice-président gabonais dit ne souhaiter à personne, même à son pire ennemi. Alors que l’actuel homme fort du Gabon rentrait d’une visite rendue à son mentor, Ali Bongo.

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Aveu de taille, cette déclaration du Vice-président du Gabon, Pierre Claver Maganga Moussavou, donnait une raison suffisante à l’opposition gabonaise pour exiger la lumière, toute la lumière, sur la santé du Président Bongo. Quitte à envoyer un collectif de médecins au Maroc pour s’enquérir de l’état de santé du chef de l’Etat de ce pays d’Afrique Centrale, et savoir s’il est toujours en mesure d’exercer ses fonctions présidentielles, donc de diriger le pays. Le débat était à ce stade, et la polémique enflait. L’opposition gabonaise, sachant que la date du 31 décembre approche, avec ce discours « obligatoire » que le Président Bongo doit livrer à la Nation, a gardé son mal en patience.

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Ce soir du 31 décembre 2018 est le moment de vérité. Ali bongo s’est-il remis de sa maladie ? Est-il toujours paralysé ? A-t-il retrouvé sa locution ? Va-t-il prononcer le traditionnel discours à la Nation ? Autant de questions qui restent sans réponse et qui, chacune, pourrait induire son lot de conséquences. Affaire à suivre.

 

Source: afrik.cOM

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