Cher grand-père, c’est avec beaucoup de questionnements que je t’écris cette 29ème lettre. Des questions sur le Mali. Sur l’avenir et le devenir du pays. Tu me connais cher grand-père, je ne suis pas du genre à l’affirmatif. A avoir des réponses à chaque fois. Car je sais que la bonne question est plus importante que la bonne réponse.

 

Cher grand-père ! Où en sommes-nous avec le Mali sur l’échiquier géopolitique ? Quel ordre avons-nous choisi ? De quel bloc sommes-nous ? Qui est notre désormais parrain mondial et géopolitique ? Qui est notre premier partenaire ? Quelle politique respectons-nous ? Quel régime allons-nous adopter ? De quel côté serons-nous demain ? Qui est notre parrain ? A qui dirons-nous OUI ?

La Syrie, Laurent Gbagbo, la Lybie et l’Ukraine se sont tous trompés à la réponse de cette question à un moment donné. Eux et leur peuple ont fortement payé. Cette question n’est pas qu’un simple Oui et un simple Non. C’est le monde. C’est elle qui fait la balance. Et à chaque fois qu’une nation a eu à répondre à cette question, elle a joué à la plus grande loterie. Elle réussit, elle est épargnée. Elle échoue, elle s’en va pour l’abime pour l’âge de l’Arche.

Quand cette question se pose à une nation à un moment donné, on ne fait pas recours au cœur et aux émotions pour répondre mais on s’en va au plus profond de son intelligence pour apporter la bonne lumière. On ne fait non plus recours à l’ignorance et à l’obscurantisme mais à l’éveil et à la réalité. Le monde n’a point de morale et le péril n’est pas logé dans le mal et le bien. Car là où certains lisent le mal et le bien, l’éclectique mondial lit l’intérêt et fait ses pas.

A un certain moment de la vie, ce sont les bonnes questions qui comptent. Elles permettent de retracer le chemin et d’aller vers les solutions viables et pérennes. Sachons poser les bonnes questions et surtout prendre les bonnes décisions. La vérité a toujours son impopularité mais il faut la reprendre. Le mensonge est toujours beau et partagé. Il est vite absorbé par tous mais son début est mielleux mais sa fin est amère.

Cher grand-père, je sais que tu n’as rien compris. Moi non plus je n’ai rien dit. J’avais juste des questions à poser mais j’ai peur. Dans un pays où la religion, la région et la pensée différentes posent des différends, faut-il poser certaines questions ? Non grand-père, il faut s’en tenir à ce que veut et croit la majorité. C’est ça la vérité. Galilée n’a-t-il pas mal fait d’affirmer sa foi ? Et pourtant, il a mal fait. La terre ne tournait pas. C’était Galilée qui tourne. A mardi prochain, inch’Allah !

Lettre de Koureichy

SourceMali Tribune

MaliwebChroniques
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