De l’Antiquité à nos jours, la trahison représente une constante absolue dans la transgression des verniers du jeu. Quelle qu’en soit sa nature – une parole non tenue, une désertion, un mensonge, l’acte de trahison revêt toujours un caractère venimeux. Elle peut être l’occasion d’introduire un nouvel horizon et se révéler source de cosmos d’un nouvel ordre politique. Trahir tout le peuple tout le temps, c’est  une trahison politique pleine et entière qu’IBK a procédée contre le peuple qui lui a plébiscité.

Tout le monde s’hélerait  de ces propos d’IBK: «Pour l’honneur du Mali, je rétablirai la sécurité sur l’ensemble de notre territoire. Je serai le garant de la sécurité de tous les maliens. Mais aussi des étrangers qui viennent sur notre territoire, et dont l’appui nous est décisif. Pour moi, la sécurité n’a pas de prix.

Pour la garantir, je veux reconstituer une capacité de défense et de surveillance du territoire. Désormais, aucun groupe terroriste ou criminel ne franchira la frontière du Mali sans trouver devant lui les forces armées nationales en position de combat. Je le dis, je le ferai ! Inch’Allah !»

Echec, imposture, délation, parjure, désertion, mensonge, infidélité… les différents types de trahisons se valent-ils tous ?

Tous ces termes sont différents. L’échec est un revers, une doublure, L’imposture est une supercherie, la délation, une abjection, le parjure, la violation d’un serment, le mensonge, le signe d’une faiblesse grave consciente ou inconsciente, la désertion, une lâcheté. L’infidélité, c’est autre chose. Elle est nécessaire pour assumer un héritage quel qu’il soit. Jacques Derrida disait que pour être fidèle à un héritage il faut lui être infidèle.

En effet, si l’on répète ce qu’un maître a enseigné, on devient un perroquet dénué de créativité (IBK  tonne partout qu’il est un héritier de Modibo Keïta), la réalité c’est qu’il n’a rien n’avoir avec ce grand homme, il n’a même pas un centime de l’idéologie, de la probité de l’ex président. Modibo a imposé l’autorité de l’Etat par l’exemple et non par le luxe, Modibo n’a jamais trahi ce pays, Modibo Keïta dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, Modibo aime son peuple pas par des phrases mais par des actes.

IBK, dit tous les jours, je suis fou de mon pays, j aime mon pays mais vraiment s’il y’avait un instrument pour mesurer cela on verra qu’il aime plus la France, la langue française, le vin au détriment du ‘’bandji’’ malien et la langue malinké. Savez-vous qu’Hitler aimait son pays ?

Amadou H. Ba disait: «N’oublions pas que la prière de l’égoïste se formule ainsi: O mon dieu ! Fais vite éclater le grand malheur qui fera mon bonheur. IBK doit s’en prendre à lui-même, ce n’est pas lui qui disait ceci: ‘’dans trois (03) semaines, les Maliens voteront pour la continuité ou pour le changement’’.

Un homme intègre qui va SERVIR ou un homme faible qui ne résistera pas à la tentation de SE SERVIR. Un homme qui se dévoue pour l’intérêt général ou un homme qui privilégie des intérêts particuliers ? Un homme qui a toujours défendu son pays ou un homme dont les décisions peuvent le mettre en danger ? Un homme d’Etat ou l’homme d’un système ? IBK, tu te rends compte, tout le monde se rend compte qu’aujourd’hui  tu ne réponds plus à ces critères.

Pour nous autres en scrutant l’échec d’IBK, on peut facilement déduire que cet homme dont IBK parlait si majestueusement n’est pas lui. IBK a trahi tout le monde et il veut que les gens se taisent, regarder ce gouvernement qu’il a autour de lui aujourd’hui, excepté les «surfactureurs» personne des gens qui avaient fait les campagnes de 2013 n’est plus tangible à ses côtés.

IBK, vous exigez aux gens ce que vous ne faites pas, IBK vous menacez le simple citoyen malien mais vous n’êtes pas capable de menacer les gens de votre sphère restreinte, IBK vous acceptez les caprices de Ben et autres fistons, de tous tes fistons qui sont au pouvoir et vous riez des jeunes qui à la place de la moto disent le Moto, IBK quand vous aimez votre pays vous aimez tous ses enfants, vous ne gratifiez pas d’aucuns  et aplatis d’autres.

Pendant que vous êtes soft avec vous propres sommaires, ceux des autres sont des ignares. Les principes s’appliquent à tous si non vous payerez d’ici bas plus gravement ce que vous avez fait d’injuste. Vous avez été incapable de répondre aux attentes des gens, vous avez foutu le bordel partout et vous voulez qu’on vous respecte, vous avez divisé des familles entières par ton comportement altier qui du reste n’est basé que sur du bluff, de la chaparde, de l’artifice, pour vous diriger c’est simplement maniller la langue de Vaugelas et c’est tout (si non comment  comprendre que ce vieux de Modibo Keïta redevienne premier ministre dans un pays de crise). Moi je pense que même dans cette langue ton vocabulaire est vacant et lassant, c’est les mêmes histoires et les mêmes phrases que vous  utilisez à tel point que personne ne vous écoute.

Modibo Keïta (le vrai) a été l’incarnation de la dignité et de l’honneur, il a dirigé ce pays dans une gouvernance sans  qu’un seul jour, on ne doute de sa gestion, ni lui, ni sa mitoyenneté n’ont épaissi le bien public à leur prédilection. Il faudra un jour se demander par quel concours de circonstances un fait aussi patent en est venu à être presque totalement oublié; car il est non moins incontestable que tout se passe aujourd’hui comme si la gouvernance sans maraude sans facétie n’avait jamais existé. Il y a toutefois quelques raisons de penser que l’occultation de la gouvernance positive touche à sa fin.

Nous disons que l’horizon qui s’ouvrirait au Mali ne va plus être l’esprit de ôtes- toi pour que je m’y mette et je suppose que tous ces marchands politiques se rendent compte que la forme ancienne de piloter ne pourrait plus s’installer dans notre pays. Faire comme IBK ne passe plus ne passera plus, les gens qui sont en guet-apens par excitation de vouloir prendre le pouvoir sans formation tangible, sans éteint authentique de bien faisances envers leur peuple seront aussi carbonisés rapidement par un nouveau mouvement de «kokadjéiste».

Les jeunes vieux qui pullulent par stratégie sans conviction,  les vieux jeunes qui ont l’expérience dans la galéjade et la tromperie seront suffoqués eux aussi, s’ils ne se délasseront pas de leur «djogo Djougou». Si plus personne aujourd’hui ne voit rien à redire à la volonté de réorganiser. Chacun sait, par exemple, que la démocratie ne reconnaît à l’homme qu’un seul droit, celui de faire son devoir. C’est vrai que l’esprit de 1991consacre de façon plus ou moins large les droits et libertés du citoyen on sait que la mise en œuvre des principes proclamés se trouve contrariée par un certain nombre de facteurs défavorables à l’épanouissement, voire à l’existence même, de ces droits et libertés.

En fait, les régimes dits démocratiques et le système des partis au pouvoir bien que officiellement démocratique aboutissent à une véritable concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme. Les conséquences sont connues: arbitraire, répression, gabegie, trafic d’influence, intimidation étouffent dans l’œuf toute velléité d’opposition réelle, le président digère l’argent de l’Etat qu’on doit allouer à l’opposition comme une générosité.

A cette «démocrature» s’ajoute le fait que l’état de sous-développement informationnel du peuple complexifie toute avancée égalitaire. IBK, par son attitude aristocratique enlève aux notions mêmes de droit et de liberté tout contenu concret.

Dans un pays où rôde encore le spectre de la stratégie de survie et où plus de 80% de la population est analphabète, on voit mal en effet ce que peuvent bien signifier des expressions comme, droit à l’éducation, au travail, à l’information surtout quand on fait du luxe un acte d’autorité de l’Etat.

Enfin, et ce n’est pas le moindre mal, l’affermissement du pouvoir personnel repose pour une grande part sur la politisation de la justice ordinaire et l’extension de la justice politique au détriment de la justice ordinaire. Une des raisons du pouvoir actuel pour justifier cette détermination est la nécessité d’assurer la stabilité des institutions en vue de résoudre les nombreux problèmes auxquels est confronté notre pays.

D’une façon générale, on peut donc estimer que la démocratie est demeurée jusqu’à nos jours un véritable mythe et que tous les régimes, depuis Mars 1991, se rejoignent sur un point commun: la permanence d’une politique qui, à travers ses fluctuations, tend à maintenir les populations dans une situation assez peu différente de la situation de sous le parti unique de Moussa Traoré. IBK a échoué et s’il n’était pas un oncle je dirai qu’il a menti à son peuple alors que le menteur finit par ne plus obtenir créance, même en disant vrai.

Le Che

 

Source: Inter De Bamako

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