Ce texte est une contribution d’un Malien de la diaspora pour la résolution de la crise malienne. Il a jugé nécessaire de garder l’anonymat.

Lisez son commentaire.

De nos comportements naîtra la société que nous méritons et cette société sera présidée par un de nos purs produits.

Consolidez à la base sans quoi, quelle que soit la beauté de la finition, le bâtiment s’écroulera au moindre coup de vent violent.

Comment construire un pays si ses propres enfants se font la guerre, où la dénonciation est perçue comme un crime de lèse-majesté ?

Comment développer un pays où la corruption est devenue une tradition, un comportement honorifique, où le clanisme, la gabegie, le populisme, la démagogie, nous empêchent de voir nos propres tares ?

Quant à la tolérance et nos valeurs d’antan, elles nous ont fuis. La honte d’hier est devenue la norme d’aujourd’hui. C’est la jungle qui s’est installée avec le concept ‘’pensez comme moi où périssez.’’

Hélas !

On est devenu foncièrement méchant même la mort ne nous dit plus rien ; elle qui mettait fin à toutes choses.

Un peuple qui manque de connaissances surtout éducationnelles ne pourra être qu’une marionnette dans la main de ses dirigeants qui à leurs tours peuvent être manipulées par l’extérieur.

Cela dit, tous nos problèmes ne sont pas la faute de l’extérieur. Ne fuyons pas notre responsabilité en mettant tout sur le dos des ‘’forces occultes extérieures’’ comme certains aiment bien le dire.

Car, ce n’est pas elles qui nous :

– Forcent à faire de l’incivisme ;

– Empêchent de faire notre boulot avec amour et sérieux ;

– Qui volent nos maigres deniers…

Certains pays sont arrivés à voir le bout du tunnel malgré les pressions extérieures, c’est surtout notre manque de vision qui nous empêche d’évoluer.

Mon pays est devenu une vache laitière pour les puissances, un champ de bataille des mastodontes.

Aucune puissance n’est là pour nous beaux yeux, elles ont des intérêts à préserver. Notre querelle les arrange toutes, plus ça dure, plus elles y gagnent.

Tant que la vache produit du lait, elle sera dorlotée. Mais le jour où son rendement ne sera plus le même, son prochain ami sera le boucher.

Cerise sur le gâteau, nos querelles internes nous aveuglent tant, qu’on ne voit pas ce qui se passe autour.

Faisons attention à ne pas déséquilibrer le mieux vivre ensemble avec nos frères, nos voisins, la vie est un long fleuve qui coule.

Certes, c’est le présent qui compte le plus mais le futur n’est pas à négliger.

Retrouvons-nous entre Maliens, entre frères africains et disons-nous les choses sans langues de bois.

Des religieux aux paysans, des militaires aux politiques et nos frères qui ont pris des armes pour des raisons propres à eux, sans oublier la société civile, soyons solidaires et tolérants les uns envers les autres, notre survie en dépend.

#Change_starts_whith_you.
Correspondance particulière

Source: LE PAYS

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Ce texte est une contribution d’un Malien de la diaspora pour la résolution de la crise malienne. Il a jugé nécessaire de garder l’anonymat. Lisez son commentaire. De nos comportements naîtra la société que nous méritons et cette société sera présidée par un de nos purs produits. Consolidez à la base sans...