Le lendemain des élections présidentielles au mali s’est vu brutalement  accompagné d’une dégénération du climat politico-social.

Une élection présidentielle qui se déroula dans des conditions  un peu difficiles et caractérisée par certaines irrégularités ne pouvant pas quand même remettre en cause ni les résultats ni le verdict de la cour suprême selon les observateurs internationaux présents sur place lors de cet évènement démocratique.

Ces irrégularités décriées par l’opposition, dirigée par monsieur Soumaila CISSE, ont été les principaux motifs de leur rejet des premiers résultats provisoires communiqué par le ministre des collectivités territoriales et de la décentralisation. L’opposition va même plus loin en rejetant aussi le dernier verdict rendu par la cour suprême sous la présidence de Madame Manassa DANIOKO tout en s’autoproclamant vainqueur des élections.

Si les partisans de la majorité fêtent leurs victoires; ceux de l’opposition sont aussi dans la rue pour le même motif.

Alors serions-nous en face d’une crise post-électorale? A Dieu ne plaise.

Les questions que le malien lambda se posent est de savoir les raisons de l’insistance du chef de la file de l’opposition et quel serait son projet  après ces élections.

Monsieur CISSE avait-il réellement gagné les élections présidentielles ?

Et pourquoi la cour suprême n’étudie pas les doléances de l’opposition ?

Les preuves de rejet de l’opposition ont elles des fondements juridiques ?

La cour a-t-elle été partielle ou juste lors de son verdict ?

La situation semble vraiment un peu tendue et inquiétante.

Pratiquement à 72 heures de l’investiture officielle du candidat gagnant, les partis membres de l’opposition ne semblent toujours pas céder et comptent toujours lutter jusqu’à avoir gain de cause.

Une investiture de monsieur CISSE serait aussi prévu le 04 septembre, le même jour que le candidat reconnu par la cour suprême serait trôné au pouvoir pour une nouvelle demi-décennie de mandat.

Vu ce climat de quiproquo, le peuple malien doit être très prudent et surtout patriote pour éviter une crise dont tous les ingrédients sont réunis.

Il serait aussi judicieux que l’opposition se ressaisisse et que le président de la république fasse face à ses responsabilités qui consistent dans un premier temps, la configuration d’un environnement politique apaisé sans aucune exclusion. Et, au-delà de ses prêches de paix ou de dialogue il doit aussi savoir obligatoirement conjuguer des efforts et travailler en tandem avec les partis de l’opposition quelqu’un soit le prix pour éviter une crise post-électorale; car de cela y est le salut du peuple et la survie de l’Etat.

Le président Ibrahim Keita a l’habitude de nous faire l’éloge de notre histoire et de nous prêcher la paix et surtout l’importance de l’union nationale depuis le début de sa carrière politique.

Aujourd’hui le Mali a besoin plus que jamais de ces vertus ; alors le peuple pourrait-il compter sur lui pour éviter toute crise post-électorale ?

MBC

La rédaction

Maliwebcontributionsoumaila cisse
Le lendemain des élections présidentielles au mali s’est vu brutalement  accompagné d’une dégénération du climat politico-social. Une élection présidentielle qui se déroula dans des conditions  un peu difficiles et caractérisée par certaines irrégularités ne pouvant pas quand même remettre en cause ni les résultats ni le verdict de la cour suprême...