La réélection d’Ibrahim Boubacar Kéita à la présidence du Mali peut être une chance pour le pays et aussi une occasion pour lui de rentrer dans l’Histoire à condition bien entendu de trouver des solutions aux défis énormes l’unification du pays et les réformes institutionnelles.

L’élection présidentielle du Mali est enfin terminée. Le “soleil ” tant chanté et tant clamé par le camp de Soumaïla Cissé n’illuminera pas le Mali. Ses rayons ne sont pas arrivés à percer la muraille d’airain, qu’est la plateforme Ensemble pour le Mali, mobilisée derrière IBK. Il est réélu pour un mandat de cinq ans. Les Maliens ont tranché. Ils ont préféré la continuité à un saut dans l’inconnu.

Quels enseignements tire-t-on de cette élection ?

Payer une caution de 25 000 000 F pour être candidat, mobiliser le double ou le triple de ce montant pour couvrir sa campagne. Le Mali est- il devenu le pays des milliardaires ? Va-t-on installer une ploutocratie et offrir le Mali aux plus nantis ? Est-il normal d’instaurer un système électoral qui élimine d’office des cadres sérieux et compétents mais moins aisés ?

Triste situation qui doit inviter le peuple à réfléchir et à réagir. Une analyse politique du monde et singulièrement du Mali nous fournit quelques éléments de réponse.

L’Europe est en panne : la droite et la gauche française sont en déliquescence. La preuve, leur cuisante défaite à la derrière élection présidentielle face à Emmanuel Macron. Le Brexit de la Grande-Bretagne et le problème catalan en Espagne sont d’autres aspects de la déconfiture de l’Europe. Il est temps, grand temps, pour les Africains, de comprendre que le modèle de la démocratie occidentale n’est pas le mieux indiqué pour l’Afrique.

Certes, il a permis à la liberté d’opinion de se manifester par la floraison des partis politiques et celle de la presse de s’exercer par la création de plusieurs stations de radios et des chaines de télévision.

Il vassalise les pays africains par la présence de nombreux observateurs dont les avis crédibilisent ou décrédibilisent l’élection présidentielle ou les législatives. Doit-on continuer à suivre cette voie ? Je pense que non.

Mes chers compatriotes :

Explorons notre histoire. Retrouvons nos repères, nos valeurs de civilisation : la dignité, la sincérité, la loyauté, le respect de la parole donnée et la reconnaissance du mérite.

C’est en se fondant sur ces valeurs que nos ancêtres, les douze généraux de l’armée mandingue, tous aussi valeureux et méritants que Soundiata Kéita ilsl’ont, cependant, choisi comme empereur, à leur rencontre à Kurukanfuga.

Il est clair, que les Africains avaient un mode d’accession au pouvoir. Ils ont élaboré une Charte, dite la Charte de Kurukanfuga qui était mieux élaborée que toutes les chartes de cette époque, dans le monde.

Avant l’arrivée des colonisateurs, l’Afrique savait, choisir ses dirigeants et s’organiser pour assurer sa sécurité et sa survie. L’empire mandingue était bien administré et bien sécurisé. C’est la preuve que les Africains avaient un mode d’accession et de gestion du pouvoir. Ce mode électoral consensuel, sans passion ni caution, ni pression pourrait bien être envisagé pour nos élections futures.

C’est pour revenir à cette entente, à cette stabilité que les dirigeants de l’US-RDA et du PSP, après s’être combattus pendant l’époque coloniale, décidèrent au moment de l’indépendance du Mali, de s’unir dans un parti unique et constitutionnel. Le multipartisme n’est pas une nouveauté. Il existait au Soudan français et dans les sept autres colonies de l’ex-AOF.

Le multipartisme avait été abandonné pour ses méfaits, comme facteur de division du peuple et d’opposition des dirigeants. Le Mali, nouvellement indépendant, avait besoin d’une synergie d’action pour édifier un Etat socialiste fort et prospère.

Une devise mobilisatrice : Un Peuple – Un But – Une Foi fut retenue.

Aujourd’hui cette devise interpelle les Maliens et les maliennes et les invite à se remettre en cause afin de faire un sursaut pour le renouveau du Mali. Il faut oser le dire : Ce multipartisme, considéré quelque part, comme un acquis démocratique intouchable, est, cependant, à reconsidérer. Si le retour du pluralisme a réjoui certains Maliens, il ne les a pas épanouis tous.

L’autorité de l’Etat se désagrège de jour en jour. L’insécurité grandit et menace dangereusement les fondements de la nation. Les velléités de partition du pays se manifestent çà et là. Les institutions de la République sont discréditées. La corruption et la délinquance financière fleurissent malgré l’existence de tout un arsenal de structures de contrôle et de répression. Tout semble permis, dans le cadre de ce multipartisme, inapproprié et inadapté. En lieu et place d’un dialogue constructif, la rue est prisée pour empêcher toute initiative d’amélioration de la gouvernance.

A l’occasion de la réforme  constitutionnelle très attendue sous ce second mandat, il ya lieu de revoir le multipartisme intégral (géniteur d’une centaine de partis politiques) et son corollaire le financement public des formations dont l’impact reste à prouver. Dès lors, revenons à nos valeurs sociétales : “le sigui ka fo et le djê ka kê”.

Tout se règle en Afrique dans le cadre d’un dialogue franc. Rien ne résiste au “Sanankuya” le cousinage germain. En matière de développement, tout peut être réalisé par une mutualisation d’énergies, d’intelligences, et de compétences. La voie, la mieux indiquée pour ce mode d’action, est le Parti

Unique et constitutionnel où il n’y aura pas, comme à l’US-RDA et à I’UDPM, des militants de première heure et des militants de dernière heure, mais des militants de la même heure, décidés à bâtir une nation puissante sur un socle de confiance, d’entente, de vérité, d’équité et de justice.

Personne ne détiendra le récépissé de ce parti. Il sera l’expression de la volonté de tous les Maliens et de toutes les Maliennes d’œuvrer pour le bonheur de chacun et de tous. Il regroupera les hommes, les femmes et les jeunes à proportion égale dans ses organes. Les femmes et les jeunes intègreront le parti, ils n’auront pas un organisme parallèle. Par exemple, un mandat de quatre ans, non renouvelable, régira le fonctionnement des organes du parti pour permettre une rotation des cadres. Le secrétaire général du parti sera l’unique candidat à l’élection présidentielle.

Il sera élu pour un mandat de quatre ans non renouvelables pour appliquer un programme élaboré par une Conférence nationale. Il n’aura pas de programme personnel à défendre ou à poursuivre pour justifier son maintien. Les députés et les conseillers municipaux aussi seront élus pour un mandat de quatre ans non renouvelables.

Il s’agira de donner la chance à tous les maliens et à toutes les maliennes d’exercer une fonction politique et de servir loyalement le Mali.

Si dans le cadre d’un consensus véritable, les fils du pays ont la possibilité d’accéder à tous les postes de responsabilité, selon leur profil et non leur revenu, on aura des élections apaisées et crédibles, avec un taux de participation élevé et le Mali, dirigé par des cadres compétents, des patriotes avérés, retrouvera toute sa splendeur et tout son prestige d’antan.

Unique et constitutionnel où il n’y aura pas, comme à l’US-RDA et à I’UDPM, des militants de première heure et des militants de dernière heure, mais des militants de la même heure, décidés à bâtir une nation puissante sur un socle de confiance, d’entente, de vérité, d’équité et de justice.

Personne ne détiendra le récépissé de ce parti. Il sera l’expression de la volonté de tous les Maliens et de toutes les Maliennes d’œuvrer pour le bonheur de chacun et de tous. Il regroupera les hommes, les femmes et les jeunes à proportion égale dans ses organes. Les femmes et les jeunes intègreront le parti, ils n’auront pas un organisme parallèle.

Par exemple, un mandat de quatre ans, non renouvelable, régira le fonctionnement des organes du parti pour permettre une rotation des cadres. Le secrétaire général du parti sera l’unique candidat à l’élection présidentielle. Il sera élu pour un mandat de quatre ans non renouvelables pour appliquer un programme élaboré par une Conférence Nationale.

Il n’aura pas de programme personnel à défendre ou à poursuivre pour justifier son maintien. Le principe d’une présidence tournante, d’une région a une autre, sera envisagée.

Les députés et les conseillers municipaux aussi seront élus pour un mandat de quatre ans non renouvelables. Il s’agira de donner la chance à tous les maliens et à toutes les maliennes d’exercer une fonction politique et de servir loyalement le Mali.

Si dans le cadre d’un consensus véritable, les fils du pays ont la possibilité d’accéder à tous les postes de responsabilité, selon leur profil et non leur revenu, on aura des élections apaisées et crédibles, avec un taux de participation élevé et le Mali, dirigé par des cadres compétents, des patriotes avérés, retrouvera toute sa splendeur et tout son prestige d’antan.

Unique et constitutionnel où il n’y aura pas, comme à l’US-RDA et à I’UDPM, des militants de première heure et des militants de dernière heure, mais des militants de la même heure, décidés à bâtir une nation puissante sur un socle de confiance, d’entente, de vérité, d’équité et de justice.

Personne ne détiendra le récépissé de ce parti. Il sera l’expression de la volonté de tous les Maliens et de toutes les Maliennes d’œuvrer pour le bonheur de chacun et de tous. Il regroupera les hommes, les femmes et les jeunes à proportion égale dans ses organes. Les femmes et les jeunes intègreront le parti, ils n’auront pas un organisme parallèle. Par exemple, un mandat de quatre ans, non renouvelable, régira le fonctionnement des organes du parti pour permettre une rotation des cadres.

Le secrétaire général du parti sera l’unique candidat à l’élection présidentielle. Il sera élu pour un mandat de quatre ans non renouvelables pour appliquer un programme élaboré par une Conférence nationale.

Il n’aura pas de programme personnel à défendre ou à poursuivre pour justifier son maintien. Le principe d’une présidence tournante, d’une région aune autre, sera envisagée. Les députés et les conseillers municipaux aussi seront élus pour un mandat de quatre ans non renouvelables. Il s’agira de donner la chance à tous les maliens et à toutes les maliennes d’exercer une fonction politique et de servir loyalement le Mali.

Si dans le cadre d’un consensus véritable, les fils du pays ont la possibilité d’accéder à tous les postes de responsabilité, selon leur profil et non leur revenu, on aura des élections apaisées et crédibles, avec un taux de participation élevé et le Mali, dirigé par des cadres compétents, des patriotes avérés, retrouvera toute sa splendeur et tout son prestige d’antan.

Ainsi toutes les Forces vives de la nation participeront à la refondation d’un Mali nouveau où tous les Maliens œuvreront, tous pour chacun et chacun pour tous, dans un Mali retrempé dans ses valeurs morales et vitales.

Boubacar Fambougoury Traoré

Professeur principal à la retraite à Kayes N’di Ouest

Tél : 76 13 17 74

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La réélection d’Ibrahim Boubacar Kéita à la présidence du Mali peut être une chance pour le pays et aussi une occasion pour lui de rentrer dans l’Histoire à condition bien entendu de trouver des solutions aux défis énormes l’unification du pays et les réformes institutionnelles. L’élection présidentielle du Mali est...