En novembre 2019, une vidéo postée par l’artiste malien, Salif Kéita, était devenue virale sur les réseaux sociaux en raison de son caractère révolutionnaire, accusant ouvertement les troupes françaises de complicité directe avec les terroristes du Sahel et appelant la France à « lâcher les baskets » aux maliens. L’homme, en effet, n’avait fait que dire ce qu’a toujours pensé une bonne partie de l’opinion nationale. Et, la France, depuis lors, pour se venger, ne cherche plus qu’à fermer toutes les portes à Salif Kéita.


Dans la vidéo d’un peu plus de 4 minutes, Salif Kéita n’était pas allé avec le dos de la cuillère tenir des propos fort offusquants contre l’hégémonie française dans l’espace G5 Sahel, en particulier, le Mali. L’artiste, pour la toute première fois qu’il a posté une vidéo de cette nature sur la toile, a fait bruyamment révolutionner l’opinion publique nationale, ce qui a été directement perçu par les autorités françaises comme un moyen exprès pour attiser le sentiment anti-français au Mali et partout dans le monde où la vidéo a pu être visionnée.

« Emmanuel Macron n’est autre qu’un gamin et n’a aucun droit d’imposer quoique ce soit au Président IBK qui a presque le double de son âge. La persistance du phénomène terroriste au Mali avec ses cortèges funestes, ne s’explique que par le fait que ce soit la France, elle-même, l’origine première du terrorisme dans notre pays », avait ouvertement déclaré Salif Kéita en substance. La vidéo, à n’en point douter, a renforcé l’hostilité d’une majeure partie de l’opinion malienne vis-à-vis de la politique française jugée « vampirique ».
Et, dès lors, c’est désormais parti pour des représailles tous azimuts venant de la France contre les projets artistiques et humanitaires de Salif Kéita. Tout a commencé lorsqu’environ un mois après la publication de la troublante vidéo du pape de la musique mandingue, Salif s’est vu littéralement refusé l’accès au salon d’honneur de l’aéroport de la Guinée-Conakry à son atterrissage sur ledit territoire dans le cadre d’un concert qu’il se préparait à donner dans la capitale guinéenne à l’occasion du nouvel an.
Plusieurs autres projets de l’artiste ont été copieusement sabotés avec la complicité sournoise de la France depuis novembre dernier lorsqu’il s‘est frontalement attaqué aux politiques néocolonialistes asservissantes de la France. Même les partenaires artistiques et humanitaires de Salif Kéita qui sont financés par l’ex-puissance coloniale, y auraient tous reçu l’interdiction formelle de rompre tout contact avec l’artiste malien. Tout semble donc bien orchestré pour coûte que coûte isoler Salif Kéita et l’acculer à la pire des impopularités.
C’est aussi cela le vrai visage de la France : un Etat qui se fait hypocritement voir comme l’incarnation des plus belles valeurs de l’humanité en lieu et place du monstre qu’elle incarne en réalité.
Moulaye Diop

Source: Journal Le Point du Mali

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En novembre 2019, une vidéo postée par l’artiste malien, Salif Kéita, était devenue virale sur les réseaux sociaux en raison de son caractère révolutionnaire, accusant ouvertement les troupes françaises de complicité directe avec les terroristes du Sahel et appelant la France à « lâcher les baskets » aux maliens....