L’armée malienne souffre de presque tous les maux aujourd’hui. La grande muette devenue un grand corps malade va mal à cause, de l’avis général des hommes déployés sur le terrain, de la mauvaise politique du gouvernement et la mauvaise gestion des chefs militaires.

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Pour situer les responsabilités, la plus par des militaires sondés pointe du doigt le général Didier Dacko, Chef d’Etat-major Général des armées. Cet homme au passé sans résultat glorieux, plombe de nos jours l’armée. Dacko n’a enregistré que des défaites sur le champ de bataille partout où il a servi en tant que chef d’opération. Malgré ce bulletin défavorable, IBK n’a pas hésité à lui confier la grande muette.

Chef d’Etat-major Général des armées, depuis sa nomination à nos jours, les choses vont de mal en pis au sein de l’armée malienne. Morts d’hommes, matériels emportés par des bandits armés pour des raisons révoltantes. Les hommes déployés sur le terrain vivent dans des conditions inhumaines. Au regard de ce qu’ils détiennent comme moyens de défense de la mère patrie, ils sont tout simplement conduits par la hiérarchie militaire à l’abattoir.

Et pourtant, nos gouvernants ne ratent d’occasion pour dévoiler au peuple les investissements engagés pour redonner une image honorable à l’armée ; cela à travers de paiements d’équipements militaires. Mais en réalité, sur le terrain c’est de la poudre aux yeux. La situation n’a bougé d’un iota. Les mêmes pratiques indécentes d’antan continuent : corruption, favoritisme…

Comment voulons-nous enregistrer des résultats honorifiques sur le terrain si les moyens mis à la disposition de l’armée pour les formations, le paiement des équipements militaires prennent d’autres destinations ? Pour les formations, c’est le favoritisme ; pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut mais les relations. Le même cas désespérant aura lieu en début de semaine prochaine. Un lot de militaires doit prendre part à une formation peut être à partir de lundi. Nombreux sont les militaires dans les casernes qui dénoncent non seulement le quota, qu’ils trouvent petit, mais aussi les critères de sélection qui sont flous.

Dans ce mouvement de mécontentement, une situation de colère commence à prendre le terrain. Partout, les militaires ne cachent plus leur ras le bol. Ils sont déployés sur le champ de combat sans moyens alors que les chefs vivent en bachas ; la plus part vole l’argent destiné à l’armée pour se faire une vie de bourgeois. Cette raison avancée presque partout, elle fait objet d’une manifestation sur le terrain que nous avions évoquée dans notre parution du lundi dernier ; la troupe à partir de Sikasso mise sur la route du nord après les évènements tragiques de Boulkeissi n’a pas échappé aux inquiétudes qu’elle avait évoqué avant de prendre le chemin.

Elle réclamait des moyens adéquats, la hiérarchie l’a promise de les remplir une fois qu’elle arrive à Sévaré. Lundi passé, elle est arrivée, selon des sources à ce lieu. Elle n’a rien reçu ; elle a continué jusqu’à Douentza toujours sans les matériels réclamés. Des responsables militaires joints  à Sévaré nous confirment que sans les moyens, la troupe ne peut plus avancer et faire face aux dangers avec le matériel à sa disposition, donc il faut que la hiérarchie militaire se manifeste. Jusqu’à présent, aucun écho favorable.

Du côté de la garde nationale, d’après nos informations, on a avait aussi voulu mettre un détachement sur la route sans les moyens, mais à ce niveau, le refus fut catégorique.

Compte tenu du climat sur le terrain, les militaires doutent de la sincérité de leur Chef d’Etat-major à l’endroit d’IBK. Didier ne réagit pas. Il laisse la situation pourrir en défaveur du chef de l’Etat alors qu’il sait pertinemment les conséquences lorsque ce monstre (l’armée) se met en colère. Son passage n’enregistre rien de positif.

Alors il est temps pour IBK d’ouvrir les yeux  et reprendre la situation de l’armée en main sinon l’horizon s’assombrit.

Boubacar Yalkoué

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L’armée malienne souffre de presque tous les maux aujourd’hui. La grande muette devenue un grand corps malade va mal à cause, de l’avis général des hommes déployés sur le terrain, de la mauvaise politique du gouvernement et la mauvaise gestion des chefs militaires.   Pour situer les responsabilités, la plus par...