Les regards des autorités maliennes de la transition sont tournés vers Accra (Ghana) où se tient ce dimanche 9 janvier, un double sommet sur leur projet de chronogramme transmis fin décembre à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Même si un nouveau calendrier de moindre durée serait parvenu au président de l’instance, d’après nos sources.

Depuis son palais de Bamako et dans l’avion pour Accra où se tiennent deux sommets consacrés au Mali, Assimi Goïta, le président malien de la transition et son ministre Abdoulaye Diop des Affaires étrangères le savent : leur pays va de nouveau être la cible de sanctions des deux principales organisations ouest africaines dont il est membre.

En effet, annoncée depuis le 2 janvier par la commission de la Cedeao, la rencontre des chefs d’Etat sera précédée d’un sommet de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) – dont le Mali avait été suspendu en raison des évolutions politiques. Selon les informations, des sanctions financières pourraient être prises ce dimanche à l’encontre de Bamako, des émissaires de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), principale source de financement actuelle du pays, ayant pris leurs quartiers dans la capitale du Ghana depuis samedi pour « recevoir des consignes », indique une source. Tous les chefs d’Etat de l’Union ayant le franc CFA en commun en Afrique de l’ouest devront prendre part en personne à ce sommet convoqué par le Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, son président en exercice, à l’exception d’Assimi Goïta.

En attendant ces rencontres et pour visiblement diluer la teneur des sanctions, le président malien de la transition a aussi dépêché deux de ses ministres auprès de ses homologues de la CEDEAO à Accra. Ces émissaires, parmi lesquels Abdoulaye Diop, sont censés transmettre un nouveau calendrier après le tollé défavorable provoqué par le chronogramme initial – qui prévoit des élections présidentielles en décembre 2026 – dans la sous-région et en interne. Des sources parlent, désormais, d’une durée de moins de trois ans avant la tenue du scrutin et le transfèrement du pouvoir aux civils auxquels tient l’organisation régionale de l’Afrique de l’ouest. L’objectif étant, entre autres, de « maintenir le dialogue et une bonne coopération avec la Cédéao », d’après le diplomate au cœur du dispositif d’Assimi Goïta.

Pour rappel, les deux institutions avaient déjà pris des sanctions économiques et diplomatiques contre le Mali où deux coups d’Etat ont été opérés en l’espace de neuf mois par la junte militaire au pouvoir. Dans la même veine, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale avaient suspendu leur coopération avant une nouvelle reprise avec le pays du Sahel.

Source : financialafrik.com

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