“Assimi Goïta était là hier, il n’a pas duré. Le village n’est pas libéré parce qu’on ne peut pas bouger, nous ne sommes pas libres de nos mouvements ; on ne peut pas aller à 20 km dans nos champs. Les jihadistes sont toujours du côté de nos champs et les militaires maliens sont là. On n’est pas libéré” rapport un habitant de Farabougou. Au nom d’un serpent de sonnettes ! Donc, on est baladé et couillonné quoi ! On nous annonce sur un ton martial que Farabougou est libéré après plus de deux semaines de siège. Youpi ! C’est un ouf de soulagement général. On se congratule, on tresse des lauriers à nos vaillants soldats qui ont mis pied dans le village martyr, les bras chargés d’eau potable et de denrées de première nécessité. Le Ninja en chef y a fait une ‘’brève apparition’’. L’homme fort du CNSP a même gratifié les enfants de photos qu’ils devraient garder jalousement. Après ce show, il s’est replié rapidos sur Ségou.

Mais qu’elle est la trame de fond de ce film inachevé ? Un premier round de négociation a permis de desserrer l’étau sur le village. Les jihadistes se sont retirés à une vingtaine de kilomètre et l’armée a pu se poser sans avoir à tirer une seule balle. En fait, ils ont établi une zone de sécurité temporaire comme nos partenaires internationaux l’avaient à Tabamkort ou autour de Kidal. Quand le village est libéré et qu’on n’a pas accès à son champ pour récolter ce qu’on a semé, à quoi ?
En clair, le siège s’est déplacé, mais pas levé. C’est le deuxième round de négociation qui devrait permettre la levée définitive de l’embargo. A suivre l’épisode suivant.

Source : INFO-MATIN

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“Assimi Goïta était là hier, il n’a pas duré. Le village n’est pas libéré parce qu’on ne peut pas bouger, nous ne sommes pas libres de nos mouvements ; on ne peut pas aller à 20 km dans nos champs. Les jihadistes sont toujours du côté de nos champs...