La Brigade de recherches de la gendarmerie de la rive droite sise à Kalaban Coura a désormais comme cheffe Mme le Lieutenant Ouassa Ouattara, nommée commandante de ladite brigade. Elle fait partie de la première promotion du personnel féminin de la gendarmerie, plus précisément de la 38ème promotion de l’Ecole militaire inter armes (Emia) et de la 21ème promotion du Cours supérieur. Du haut de ses 34 ans, elle est déterminée à relever le défi puisqu’elle est en terrain connu. Mais son action sera plus efficace si elle bénéficie de la collaboration de la population, mais aussi de l’appui de la hiérarchie, notamment en matière de personnel et de logistique. 

Depuis le 11 octobre 2019, le Lieutenant Ouassa Ouattara est désormais commandante de la Brigade de recherches de la gendarmerie (Rive droite). Elle remplace à ce poste le Lieutenant Doussou Traoré nommé chef de la section des Affaires sociales de la gendarmerie, après un an de service à la tête de cette brigade.

C’est exactement le 29 octobre 2019 que Mme le Lieutenant Ouassa Ouattara s’est mise à la tâche afin de relever le défi. “Je mesure déjà la responsabilité. C’est pourquoi, je suis aujourd’hui prête à relever le défi. Je sais que la tâche n’est pas facile, mais je ferai de mon mieux pour apporter ma touche au niveau de la brigade. Pour ce faire, je demande surtout le soutien et l’accompagnement de la population”, nous a confié  Mme Ouassa Ouattara, lors d’un entretien à bâtons rompus, le lundi dernier dans son bureau à Kalaban Coura.

La désormais Commandante de la Brigade de recherches de la rive droite est issue d’une famille de militaires, mais dans les corps différents.  En effet, son père Adama Ouattara est un commandant actuellement à la retraite. Mais ce militaire (armée de terre) a servi la nation malienne avec loyauté dans différentes localités du pays, notamment à Gao, Ségou, puis à Kidal où il a passé dix ans de service comme administrateur civil. C’est d’ailleurs à Kidal que la nouvelle Commandante de Brigade, Ouassa Ouattara, a passé une partie de sa scolarité avant de décrocher son Baccalauréat au Lycée de Sikasso.

 

Une fois le baccalauréat en main, Ouassa a décidé de poursuivre ses études supérieures à Bamako où elle a obtenu la maîtrise à l’Ecole normale supérieure (Ensup) série Socio-anthropologie, département Sciences sociales.

Comme son époux, Ouassa Ouattara a finalement décidé de faire dans la gendarmerie. C’est ainsi qu’elle a été recrutée en 2006, année où elle a bénéficié d’une formation en tant qu’élève gendarme. Pour ce faire, elle a effectué la formation commune de base à Markala, avant de débuter la formation professionnelle le 1er janvier 2007 durant une année.

Mme le Lieutenant Ouassa Ouattara fait donc partie de la première promotion féminine de la gendarmerie en 2008. Baptisée du nom d’un ancien gendarme “Nou Shi” qui a tout donné à ce corps, cette promotion était composée de 280 gendarmes dont 46 personnels féminins.

“Après cette formation, nous avons été reversés au Groupement d’Intervention de la gendarmerie mobile pour une année de stage sur l’apprentissage des unités mobiles, notamment le maintien d’ordre. Ensuite, j’ai été affectée à la Direction générale au compte du service Opération et Emploi où je suis restée jusqu’en 2012.

J’ai décidé de poursuivre mes études, après le concours d’entrée à l’Institut de formation des travailleurs sociaux où j’ai passé 3 ans, de 2012 à 2014. Du coup, j’ai été nommée “Aspirant”. Ce qui m’a permis aussi de poursuivre ma formation à l’Ecole militaire interarmes (Emia) où je suis sortie en 2017″ nous a précisé Ouassa Ouattara. Une fois ce diplôme en main,  elle a été mise au compte du Service personnel au niveau de la direction de la gendarmerie avant d’être nommée cheffe de la section sociale par intérim, pendant quelques mois seulement.

“Pendant ce temps, j’ai bénéficié du Cours supérieur de la gendarmerie de 2017 à 2018. Et je suis de la 21ème promotion de ce Cours supérieur. Après, j’ai été affectée aux Ecoles de la gendarmerie comme Instructrice permanente, le 20 octobre 2018” dira-t-elle.

Selon le lieutenant Ouassa Ouattara, la Brigade de recherches de la gendarmerie (rive droite) est confrontée à d’énormes difficultés. Il s’agit surtout du manque de personnel et de logistique. “En fait, nous avons aujourd’hui un sérieux problème en terme de ressources humaines. Je pense que le personnel est très minime au regard de nos missions et de notre compétence territoriale. Il s’agit de Banguinéda, Ouélessebougou, Sanankoroba ou même  des localités de Kati.

S’agissant des logistiques, il faut reconnaitre aussi que nous avons des difficultés. Il s’agit du manque d’équipements, notamment des moyens roulants. Nous avons aujourd’hui un seul véhicule qui fait tout. Souvent, nous sommes obligés d’avoir recours à nos propres moyens pour faire le travail. C’est pour vous dire que nous avons vraiment besoin d’équipements et du matériel puisque Kalaban Coura est confronté au fléau du banditisme et de l’insécurité.

Notre objectif est de mener des activités afin de freiner ce fléau. Cela passe obligatoirement par des patrouilles avec d’autres unités spéciales telles que l’Unité Cynophile, le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie et d’autres Unités territoriales de brigades”, nous a confié la Commandante de Brigade.

En tout cas, elle vient de réaliser avec succès sa toute première opération par le démantèlement d’un réseau de braquage à Banguinéda. C’était dans la nuit du samedi au dimanche où une dizaine de personnes a été interpelée. En plus, les éléments de la Commandante Ouassa Ouattara ont également saisi des motos et d’autres objets.

“Notre mission est de renseigner et de faire des recoupements des informations mises à sa disposition afin de les transmettre au haut commandement pour exploitation” a-t-elle rappelé.

El Hadj A.B.HAIDARA

Source: Aujourd’hui-Mali

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