Mamadou Namory Traoré ministre de la fonction publique

Le ministre malien du travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, Mamadou Namory Traoré

Le ministre malien du travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, Mamadou Namory Traoré, a affirmé vendredi que c’est par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) que tout le malheur est arrivé au Mali, a-t-on appris lors d’une conférence de presse, sanctionnant la 4è réunion du groupe de soutien et de suivi sur la situation du pays.

M. Traoré qui assurait l’ intérim de son collègue des affaires étrangères et de la coopération internationale, a précisé que le Mali « ne subit aucune pression » de la part de la communauté internationale, répondant un journaliste malien concernant la situation du MNLA à Kidal.

« C’est par un groupe armé qui s’appelle le MNLA que tout le malheur est arrivé à notre pays. Le MNLA a fait une espèce de résurgence à la faveur de la lutte contre le terrorisme (enclenchée le 11 janvier dernier) et il est toujours présent à Kidal », a ajouté M. Traoré.

Celui-ci a rappelé que « le dialogue reste toujours possible, mais à condition que le MNLA soit désarmé et qu’il passe par les voies appropriées de revendication au Mali ». « Toutefois, insiste le ministre malien, les revendications à caractère raciste et identitaire sont inadmissibles ».

A l’issue de cette 4è réunion du groupe de soutien et de suivi sur la situation au Mali pays, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Ramamtane Lamamra, a fait savoir que la communauté internationale est parvenue à un certain nombre de « consensus ».

Il s’agit de « l’attachement ferme de la communauté internationale à l’unité et l’intégrité territoriale du Mali, du fait que « le MNLA doit désarmer » et « de la plénitude du Mali à engager ses reformes sans indication ou orientation de la part de la communauté internationale ».

Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum, a confié à Xinhua : « je retiens qu’il y a beaucoup de travail devant nous, qu’il y a beaucoup de défis devant le gouvernement malien qu’il va falloir travailler dur pour être à la hauteur de ces défis ».

French.news.cn   2013-04-20 15:37:13