La route nationale, communément appelée RN16, celle qui rallie Bamako à Gao, en plus d’être très dangereuse, quasi-impraticable, la moins sécurisée du pays, pourrait faire vivre à ses usagers un autre calvaire.

 Elle est, depuis quelques jours, en plus des quelques forces de l’ordre qui s’y trouvent, contrôlée par des présumés chasseurs.Ils sont visibles aux entrées et aux sorties des villes de San, Tene, Somadougou et Petaka, où ils ont érigé des check-points à partir desquels ils imposent leur loi aux passagers.

Des passagers auxquels ils soutirent, c’est selon le village, entre 500 et 1000 FCFA, au vu et au su de tout le monde. Au niveau de chacun de ces anarchiques check-points, on peut compter une dizaine de personnes à la recherched’individus ciblés, à les contrôler et opérer, parfois, des enlèvements.

Dans ces zones, les donsos règnent impunément en véritables maîtres. Ils évoluent jusqu’à l’intérieur, vers la frontière avec le Burkina-Faso. D’ailleurs, selon des informations parvenues à notre rédaction, ils ont, pendant plusieurs heures, en début de semaine, pris, également, le contrôle des entrées et sorties de la ville de Bandiagara, suite à l’arrestation de quelques-uns de leurs éléments par les forces de sécurité.

C’était une manière pour eux de réclamer leur libération. Pendant plusieurs heures, la tension est restée vive et un affrontement entre eux et les Fama (Forces armées maliennes) était craint par tous. La zone avait même été déconseillée aux populations en raison du risque d’affrontement élevé.

 M.K

Nouvelle Libération

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La route nationale, communément appelée RN16, celle qui rallie Bamako à Gao, en plus d’être très dangereuse, quasi-impraticable, la moins sécurisée du pays, pourrait faire vivre à ses usagers un autre calvaire.  Elle est, depuis quelques jours, en plus des quelques forces de l’ordre qui s’y trouvent, contrôlée par des...