Ne dit-on pas que la puissance d’un pays  se mesure à la fois sur les plans économique, politique, culturel et surtout militaire ? Le Mali qui était craint par tous ses voisins après l’indépendance,  à cause de sa puissance de feu, a connu  des périodes difficiles, en trois étapes et dont les conséquences se sont fait sentir sur son  outil de défense. Les FAMa, qui sortent peu à peu de cette torpeur, semblent être dans des dispositions les permettant d’infliger des revers à  l’ennemi. Ne méritent-elles pas notre soutien entier afin de libérer le Mali ?

C’est au moment où la force sous-régionale, le G5 Sahel, est en quête des locaux pour son siège à Bamako et où les forces Barkhanes et la MINUSMA concentrent leurs efforts au grand nord, que les Forces Armées Maliennes passent à l’offensive dans plusieurs endroits du territoire. Elles ont ratissé large dans la redoutable forêt de Wagadou, avec un bilan très lourd côté ennemi et la saisie de beaucoup d’engins de guerre. Parmi les engins saisis, il y a,  entre autres, des pick-up, des motos, des munitions et des engins explosifs. Acculés jusque dans leur dernier retranchement, les jihadistes se débattent faisant quelques victimes civiles et militaires. Mais, tout porte à croire que c’est  cette offensive tous azimuts qui a provoqué  une levée de boucliers des terroristes qui multiplient des attaques comme ce fut le cas à Sokolo (cercle de Niono), Boni (cercle de Douentza et Koulogo (cercle de Bankass). Avec un moral d’acier, les forces armées ont ouvert un autre front contre  les milices  armées qu’elles soient  Donzos ou peuls afin de mettre fin  aux exactions contre les civiles. C’est au cours d’une de ses patrouilles qu’elles se seraient retrouvées face à quelques éléments de Dana Ambassagou, qui ont refusé de désarmer. Les affrontements qui s’en sont suivis ont fait des victimes de part et d’autre, mais les FAMa sont parvenues à arrêter une quinzaine et neutraliser d’autres, dans le cercle de Bankass.

Si elles continuent dans cette lancée, malgré quelques imperfections et  errements comme la bavure de Diabaly, elles pourraient stabiliser le centre, qui est aussi vaste que le nord, parce qu’il comprend une partie de Tombouctou, en l’occurrence Niafunké et Dire, une partie de Koulikoro, à savoir Banamba et Nara, deux cercles de Ségou, Niono et Macina  et la presque totalité de  la région de Mopti. Par ces résultats tangibles, les FAMa semblent comprendre que la défense de l’intégrité de notre territoire fait partie de ses missions régaliennes et que les forces étrangères qu’elles soient Barkhanes, MINUSMA et forces conjointes du G5 Sahel, ne sont présentes que pour nous soutenir pendant un bout de temps.

Par ses prouesses, les FAMa, au-delà des contingences politiques, des divergences d’opinion, doivent mériter un soutien total et sans faille de toutes les maliennes et de tous les maliens. Une Union sacrée autour de notre outil de défense est un devoir pour tout patriote.

Youssouf Sissoko

Infosept

 

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Ne dit-on pas que la puissance d’un pays  se mesure à la fois sur les plans économique, politique, culturel et surtout militaire ? Le Mali qui était craint par tous ses voisins après l’indépendance,  à cause de sa puissance de feu, a connu  des périodes difficiles, en trois étapes et dont...