Dans un communiqué qu’il a rendu public le jeudi 26 mars 2020, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) a mis en exergue son indignation suite à l’enlèvement de son président, Soumaïla Cissé et sa délégation.

Alors qu’ils étaient en pleine campagne électorale dans la zone de Niafunké (région de Tombouctou), l’Honorable Soumaïlia Cissé et certains membres de sa délégation, sont tombés entre les mains des hommes armés le mercredi 25 mars 2020. Bilan : le garde du corps de Soumaïla Cissé tué, des membres de la délégation  blessés et d’autres portés disparus.

Cette situation qui continue de faire couler des salives n’a laissé indifférent aucun parti de l’opposition. Surtout le Front pour la Sauvegarde de la Démocratisons (FSD) qui a claché le gouvernement dans un communiqué  rendu public au lendemain de l’événement.

Dans ce communiqué, le FSD sans ambages, tient le gouvernement pour seul et unique responsable de ce drame et l’engage à ramener le président du FSD et les membres de sa délégation sains et saufs. Toutefois, le FSD accuse le gouvernement pour avoir négligé le volet sécuritaire des élections législatives. Alors qu’il a promis d’assurer la sécurité des citoyens et des candidats.  Pour le FSD, cette promesse n’était que du mensonge d’Etat.  « Ce mensonge d’État fait suite à la légende selon laquelle ce serait le fameux  ‘’Dialogue National Inclusif’’ qui aurait décidé de la tenue des élections ici et maintenant. Faux et archifaux ! Le DNI a juste soumis à la décision du Président de la République l’organisation des élections législatives … la prise des mesures appropriées afin de sécuriser le déroulement desdites élections sur l’ensemble du territoire national. Donc c’est IBK et lui seul qui a décidé de tenir les élections, sans son volet sécuritaire », rétorque le FSD dans son communiqué.  Mieux, il rappelle au gouvernement que cinq (5) autres candidats ont déjà fait l’objet d’attaque, avant d’être dépouillés de tous leurs biens sans même que l’ouverture d’une simple enquête ait été annoncée, à plus forte raison que les responsables soient arrêtés.

Indigné, le FSD s’interroge sur le laxisme ou le cynisme qui peut amener un gouvernement à laisser, sans protection efficace, le Chef de file de l’opposition Démocratique et qui plus est dans une zone particulièrement exposée. Mais aussi sur son entêtement à maintenir un calendrier électoral nonobstant l’apparition du Coronavirus dans notre pays et la terrible menace qu’il représente pour notre peuple tout entier.

Par ailleurs, le FSD trouve anti démocratique la tenue des élections législatives dans ces conditions. Alors que l’article 33 alinéa 3 de la Constitution du Mali est claire là-dessus : « Si avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, la Cour Constitutionnelle prononce le report de l’élection ».

À cet égard, le FSD s’étonne  du silence du Président de la République sur cette grave situation lors de son discours à la nation du 25 mars 2020 prononcé après la disparition de Soumaïla Cissé.

« À t-il confondu cette tragédie politique et humaine avec un banal fait divers alors que sa responsabilité est pleinement engagée ? », s’interroge le FSD, avant d’inviter les partis politiques de la majorité et de l’opposition à s’unir pour le retour de Soumaïla Cissé et ses compagnons.

Adama Coulibaly

 

Source: Nouveau Réveil

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Dans un communiqué qu’il a rendu public le jeudi 26 mars 2020, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) a mis en exergue son indignation suite à l’enlèvement de son président, Soumaïla Cissé et sa délégation. Alors qu’ils étaient en pleine campagne électorale dans la zone de Niafunké...