S’il y a un sujet qui suscite beaucoup de polémique aujourd’hui, sous nos cieux, c’est bien celui se rapportant aux frappes aériennes opérées par la force française Barkhane sur de présumés djihadistes à Bounti, une localité du cercle de Douentza. En effet, le 3 janvier courant, les forces françaises Barkhane ont opéré des frappes aériennes contre de présumés djihadistes, dans le centre du Mali, occasionnant la mort d’une trentaine d’hommes, considérés comme des djihadistes par les militaires français.

 

Depuis lors, la polémique n’en finit pas d’enfler et les supputations vont bon train. L’association peule Tabital Pulaaku dénonce une bavure de l ‘armée française en soutenant que les victimes étaient des civils. Lors d’un point de presse, le Président de l’Association Tabital Pulaaku, Abou SOW, a déclaré que Tabital Pulaaku déplore la situation d‘insécurité qui prévaut dans certaines parties de notre pays et dont les conséquences touchent principalement les membres de la communauté peule.

 

Chaque fois, ce sont des membres de la communauté peule qui sont les principales victimes. Ils se retrouvent tout à la fois victimes des forces de défense et de sécurité. Ils sont victimes surtout et malheureusement de certains éléments habillés en Donso qui opèrent de façon impunie dans ces zones. Mais ils sont ciblés surtout par des groupes djihadistes. Et pourtant, à écouter l’opinion nationale, très nombreux sont les maliens qui voient à travers ces déclarations des responsables de Tabital Pulaaku, simplement une politique de victimisation des communautés peules. C’est ce qui amènera le Président du Collectif des Associations de Jeunes du Pays Dogon (CAJPD), Adama DIONGO à donner son avis par rapport aux déclarations de Tabital Pulaaku et en ces termes :

« Il faut que les dirigeants de Tabital Pulaaku Mali changent d’approche s’ils veulent sincèrement aider la nation malienne à sécuriser ses fils et à se réconcilier. La logique de la victimisation, dans laquelle ils se sont engouffrés depuis plus de 5 ans, n’est plus une carte jouable à long terme. A mon avis, ils doivent se rendre à l’évidence et adapter leurs actions à la réalité qui prévaut sur le terrain, faute de quoi, nous serons loin de l’apaisement ».

Quoi qu’il en soit cet événement a suscité la polémique tant au Mali qu’en France. L’état-major français et le ministère malien de la Défense et des Anciens Combattants affirment sans ambages que ce sont des terroristes qui ont été visés et atteints par ce bombardement. Face à cette situation, la ministre française des Armées, Florence Parly a répondu, le mardi 12 janvier 2021, à une interpellation devant les membres de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale française.

El Hadj Mamadou GABA

Source : Le Soir De Bamako

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S’il y a un sujet qui suscite beaucoup de polémique aujourd’hui, sous nos cieux, c’est bien celui se rapportant aux frappes aériennes opérées par la force française Barkhane sur de présumés djihadistes à Bounti, une localité du cercle de Douentza. En effet, le 3 janvier courant, les forces françaises...