INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE

La suite à réserver à l’affaire dite des « hélicoptères pourris ». C’est le principal sujet de cette interviou, imaginaire ou presque, que le président de la Rue publique a bien voulu nous accorder. C’était le week-end dernier, à sa résidence privée de Sébénikoro. Entretien. Sans concession.

Mr le président, quelle suite allez-vous donner à l’affaire dite des « hélicoptères pourris » ?

Les hélicoptères Puma, cloués au sol pour défaut de maintenance, vous voulez dire ?

C’est bien de cela qu’il s’agit !

Ce que je peux vous dire, c’est que tous ceux qui se sont mouillés la barbichette dans cette affaire seront arrêtés, jugés et mis au gnouf.

Mr le président, pourquoi ceux qui sont concernés par l’affaire de ces hélicoptères Puma seront sanctionnés, alors que ceux qui sont impliqués dans le scandale des équipements militaires en 2014 se la coulent douce ?

Ce n’est pas la même chose ?

Ah bon, où est donc la différence ?

La différence, c’est que ceux qui étaient impliqués dans ce que vous appelez le « scandales des équipements militaires » ont payé du matériel neuf, contrairement à ceux des deux hélicoptères Puma, qui sont allés acheter des hélicoptères pourris, interdits de vol.

Trouviez-vous une différence entre ces deux affaires parce que ceux qui seraient concernés par le scandale de 2014 comptent  dans leur rang certains de vos proches ?

Vous vous fourvoyez, complètement. Je donne ma babouche au chat, aucun de mes proches n’est concerné, ni de près, ni de loin, par ce scandale.

Mr le président, ces deux hélicoptères Puma, achetés à prix d’or, étaient cloués au sol pour défaut de maintenance ou étaient – ils des hélicoptères sur cale ?

Ce sont des hélicoptères, complètement, nases, interdits de vol en Europe. Des épaves, si vous voulez.

Alors, pourquoi les personnalités impliquées dans le processus d’achat ont jeté leur dévolu sur des épaves, alors que l’argent débloqué, à cet effet, leur permettrait de se procurer des hélicoptères neufs ?

Ce sont les mauvaises habitudes, qui perdurent. Ils croyaient pouvoir acheter ces deux épaves, empocher le reste de l’argent, sans éveiller le moindre soupçon.

Et maintenant, qu’allez-vous faire ?

Qui vivra, va verra !

C’est à dire ?

C’est à dire que tous ceux qui sont impliqués dans l’affaire de ces deux hélicoptères Puma seront arrêtés, jugés et envoyés au gnouf.

Des officiers de haut rang seraient concernés par cette affaire …

Et alors ? Tous les Maliens sont égaux en droits et devoirs.

N’aviez-vous pas peur que…

Que quoi ? Je n’ai peur de personne et de rien. Vous oubliez que je suis l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière… petit-fils du grand Soundiata Keïta ; mais aussi, le petit-fils de Tiémoko Bélébélé, l’unique, l’indomptable.

Les enquêtes ont-elles débuté ?

Je ne peux pas répondre à cette question.

Pourquoi ?

Parce que ma réponse mettra la puce à l’oreille de certains, qui risquent de prendre la poudre d’escampette.

Selon nos informations, certains officiers supérieurs se sont, déjà, vus retirés leur passeport, histoire de les empêcher de se fondre dans la nature.

Ah bon !? Je ne suis pas au courant.

Vous n’êtes pas au courant ou vous ne voulez pas confirmer l’information ?

Vous n’allez pas manger votre piment avec ma bouche. Je vous souhaite un bon week-end !

Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Canard Déchainé

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INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE La suite à réserver à l’affaire dite des « hélicoptères pourris ». C’est le principal sujet de cette interviou, imaginaire ou presque, que le président de la Rue publique a bien voulu nous accorder. C’était le week-end dernier, à sa résidence privée de Sébénikoro. Entretien. Sans concession. Mr...