“LA CEDAO n’a jamais rien réglé dans aucun de ses pays membres” affirment des opposants maliens; une affirmation reprise en échos par leurs partisans. Et pourtant, cette assertion ne résiste pas longtemps à l’analyse des faits. Sur le Mali d’abord, la CEDEAO a contraint le putschiste capitaine Sanogo à rétrocéder le pouvoir à ATT. C’est ce dernier lui-même qui a eu peur pour sa vie, en estimant ne plus être en mesure de continuer son mandat alors qu’une partie de l’armée l’avait contesté aussi violemment.

C’est alors que ATT a proposé à la CEDEAO sa lettre de démission. L’organisation a, séance tenante, décidé de faire respecter la constitution malienne en s’assurant que l’intérimaire légal, le président de l’Assemblée Nationale, Dioncounda Traoré, est installé au pouvoir. Sauf à avoir la mémoire courte ou à faire preuve d’une insupportable ingratitude, n’eut été la CEDEAO, le capitaine sanogo n’aurait jamais quitté le pouvoir. iyad ag ali (tout en minuscules afin d’exprimer le profond mépris que j’ai pour ce sinistre personnage) et ses amis de l’internationale djihadiste aurait alors rapidement pris Bamako. Tous les contemporains de cette étape de l’histoire du Mali sont encore vivants et peuvent en témoigner : le capitaine sanogo (sanogo en minuscules…), le prof. Dioncounda Troaré et le général ATT.
Plus récemment, c’est grâce à la CEDEAO que le vote démocratique a été respecté en Gambie. L’organisation a fait montre d’une grande fermeté vis-à-vis du dicteur yaya jammeh (minuscules), en donnant notamment mandat à l’armée sénégalaise d’aller procéder à son arrestation, ou à défaut de le “neutraliser à jamais”. alpha condé lui a, de justesse, évité une humiliante issue, en allant le mettre dans un avion qui l’a amené en Guinée-Equatoriale. A ce moment précis, la vaillante armée sénégalaise avait déjà traversé la frontière, écrasant au passage quelques poches de résistance, et fonçait rapidement en direction de la capitale gambienne.
Alors, qu’on ne se méprenne pas sur l’influence et la capacité de la CEDEAO, et les opposants maliens pourraient regretter tout refus d’obtempérer aux instructions de l’Organisation communautaire. Elle dispose de tous les moyens de coercition, pour faire respecter ses décisions. Rappelons que depuis 30 ans, toutes les décisions de cette organisation ont été respectées. De gré, ou de force.
Ce qui est vrai, est vrai !

 

Source : MaliactuInfo

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“LA CEDAO n’a jamais rien réglé dans aucun de ses pays membres” affirment des opposants maliens; une affirmation reprise en échos par leurs partisans. Et pourtant, cette assertion ne résiste pas longtemps à l’analyse des faits. Sur le Mali d’abord, la CEDEAO a contraint le putschiste capitaine Sanogo à...