Bamako, 08 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly, qui vient de boucler une visite dans certains pays du Sahel, dont le nôtre, a, au terme de cette tournée, annoncé que l’Armée malienne recevra, bientôt, des renforts composés de troupes spéciales européennes.

Cette information, que rapporte le site web de Radio France internationale « rfi.fr », précise qu’à l’heure actuelle, les préparatifs de l’opération baptisée «Tacouba», (Sabre) en tamasheq, se déroulent plutôt dans la discrétion.

Les négociations n’ont pas lieu au niveau des instances européennes, mais bien directement entre capitales parce que ce ne sera pas une mission de l’Union européenne (UE), pas plus que ne l’est l’opération Barkhane.

Cette unité de forces spéciales, selon la ministre Parly, aura un rôle de formation, et peut-être, aussi, d’accompagnement des troupes maliennes au combat. Mais dans la situation sécuritaire difficile au Sahel, cette annonce revêt une importance à la fois politique et opérationnelle, indique Elie Tenenbaum, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cité par Rf.fr.

«Il y a une importance politique qui est voulue de la part de la France d’impliquer davantage les Européens sur le plan opérationnel. On a évidemment une situation dans la bande sahélo-saharienne qui est aujourd’hui dégradée, pour dire le moins, avec un effort capacitaire considérable du côté de la France, et il est difficile de monter encore davantage en puissance », a analysé le chercheur. De ce point de vue, ajoutera-t-il, toute aide venue des pays européens est évidemment la bienvenue.

Il reste également à définir sous quelle chaine de commandement sera placée cette force Tacouba : celle de l’opération Barkhane ou celle de Sabre, les forces spéciales françaises. Deux organigrammes certes coordonnés mais qui ne sont pas subordonnés l’un à l’autre.

« Selon l’état-major français, le calendrier de l’organisation de cette force européenne sera dévoilé au début de l’année 2020 », conclut le site rfi.fr.

Par ailleurs, les travaux de la 6è session du Conseil des ministres du G5 Sahel, tenue cette semaine, à Ouagadougou ont été sanctionnés par des recommandations touchant les aspects de paix, de sécurité et de développement.

En effet, au sortir de la réunion à laquelle ont participé les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la région du Sahel, ainsi que les responsables militaires, il a été préconisé la mise en commun des forces aériennes des pays du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le déploiement d’un bataillon tchadien pour renforcer les zones frontalières du Mali, du Niger et du Burkina Faso, cibles d’attaques terroristes menées par l’Etat islamique et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

En outre, lors de cette importante rencontre, le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou a insisté sur une action concertée face aux groupes terroristes, soulignant que l’heure est à l’union sacrée.

MS/MD (AMAP)

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Bamako, 08 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly, qui vient de boucler une visite dans certains pays du Sahel, dont le nôtre, a, au terme de cette tournée, annoncé que l’Armée malienne recevra, bientôt, des renforts composés de troupes spéciales européennes. Cette information, que rapporte le site web...