Après les massacres provoqués qui se sont produits dans le centre du Mali, les manifestations contre cette tuerie et la présence de forces d’occupation étrangères continue à s’amplifier. Entre 3 000 personnes, selon la police, et 5 000, selon les organisateurs, ont encore manifesté vendredi à Bamako pour dire « stop » à toutes ces manigances occidentales.

Les médias occidentaux ne parlent pas de ces manifestations, mais par contre, le prédicateur Amadou Koufa est en première ligne. Les assaillants n’ont toujours pas été identifiés, mais selon les médias mainstream, le présumé terroriste peul Amadou Koufa serait déjà sur le banc des accusés. Pour rappel, Amadou Koufa est le même qui a été donné pour mort fin novembre 2018. La France avait vanté la mort de ce présumé terroriste lors d’une opération des forces Barkhane. À l’époque, Zoom Afrique avait relayé l’information en insistant bien sur le fait qu’Amadou Koufa n’avait pas été tué mais bien héliporté dans une base française. Un mois plus tard, Amadou Koufa réapparaît dans une vidéo laissant comprendre qu’il est toujours vivant et en bonne santé. Maintenant, il est devenu l’homme dont les Occidentaux se servent pour lui faire porter le chapeau des conflits prétendument interethniques dans le centre du Mali. Les médias mettent constamment en avant le fait que les conflits sont apparus depuis que le groupe d’Amadou Koufa a été formé, mais c’est surtout depuis l’arrivée des militaires français que tous les conflits ont commencé. Les puissances occidentales et les instances internationales ne font rien pour arranger les choses. C’est parce que ce sont eux les instigateurs, car le but est de provoquer le démembrement du grand Mali. Suite à ces massacres, l’Occident rejette la responsabilité au gouvernement malien.

Le petit message du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali en dit long. Le Mali étant maintenant considéré comme un pays souverain avec son armée, ses partenaires ne peuvent pas prendre les devants dans la lutte contre l’insécurité. Ils doivent juste appuyer l’État malien dans son travail de sécurisation des personnes et de leurs biens. C’est en tout cas ce qu’expliquent les propos du 1erresponsable de la MINUSMA. « D’abord, nous constatons qu’il y a une prise de conscience globale au niveau du peuple malien, ce qui est quelque chose d’extrêmement important », dit-il. Pour lui, il faut l’engagement de tout le peuple malien contre ce mal qui crée des veuves et des orphelins. « Et comme je l’avais dit dans mon communiqué, j’ose espérer qu’il y aura un déclic au niveau national, qu’il y aura un sursaut pour que tout le monde puisse dire : plus jamais cela », martèle-t-il. Dans un langage clair comme l’eau de roche, Mahamat Saleh Annadif affirme que les Nations unies ne peuvent pas prendre les devants dans ce combat. L’ONU entend accompagner l’État malien. « En tout cas, les Nations unies sont là et ­ne peuvent pas faire tout à la place des Maliens. Mais elles sont là pour appuyer aussi bien sur le terrain que par voies aériennes notre assistance humanitaire », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Toutes les agences des Nations unies sont impliquées ; la MINUSMA est impliquée et le Conseil de sécurité nous a donné un message clair : “Priorité au Centre”. Il faut tout faire pour que ce cycle infernal de violence ne puisse plus revenir et notre souhait est que nous disions tout simplement : plus jamais cela. »

Après ce genre de discours, le chef de la coopération de l’Union européenne au Mali a suspendu son aide financière destinée à l’armée malienne, soi-disant à cause du manque de traçabilité dans la gestion desdits fonds. Après autant d’ingérence et de prise de décision concernant l’avenir du grand Mali, la responsabilité revient maintenant entièrement et uniquement au gouvernement malien. Le message est fort, et montre bien la volonté du camp atlantiste de vouloir discréditer le gouvernement malien aux yeux de la population, afin qu’elle cherche à proposer elle-même un démembrement du pays pour retrouver la paix. Sauf que, le démembrement ne ramènera pas la paix dans le pays, et pour cause. Le démembrement provoquerait un affaiblissement du pays et une division au sein de la population. Ce qui fait qu’il serait beaucoup plus facile à l’UE, devenue le bras armé des États-Unis en Afrique, de créer des prétextes de plus pour pouvoir rester sur le territoire et déployer plus de bases militaires et de moyens pour, au final, atteindre le but de l’administration Trump, à savoir la reconquête du continent africain sous toutes ses coutures.­­­­­­­ Les nombreuses manifestations de la population malienne ont prouvé à maintes reprises que le problème venait directement de la présence étrangère dans le pays et non pas des Maliens eux-mêmes. La population défend bec et ongles son intégrité territoriale et son unité.

 

Source: presstv

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