Le président de la transition malienne a reçu pour la première fois son homologue burkinabè, le 3 septembre à Bamako. Au cœur de leurs échanges, la coopération antiterroriste entre leurs deux pays, ébranlés par les groupes jihadistes.

Au moins 12 personnes, dont deux policiers, ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées mercredi à Paris dans une fusillade au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, le plus grave attentat en France depuis 1986 et la vague d’attaques islamistes cette année-là . “C’est un attentat terroriste, cela ne fait pas de doute”, a déclaré François Hollande, qui s’est rendu sur place. /Photo prise le 7 janvier 2015/REUTERS/Jacky Naegelen

Pour ce premier voyage officiel au Mali, Paul-Henri Sandaogo Damiba a fait un aller-retour de quelques heures sur les bords du fleuve Niger. Accueilli personnellement par Assimi Goïta à l’aéroport Modibo Keïta, il était accompagné d’une petite délégation, au premier rang de laquelle figuraient deux lieutenants-colonels, Yves-Didier Bamouni, commandant des opérations du théâtre national (COTN), et Mahamadi Bonkoungou, patron de l’Agence nationale de renseignement (ANR).

Les deux officiers devenus présidents se sont ensuite dirigés vers le palais de Koulouba, où ils ont eu une séance de travail avec leurs équipes, avant un tête-à-tête. Au menu de leurs discussions : le renforcement de la coopération militaire entre leurs deux pays qui partagent près de 1 200 kilomètres de frontière, dont se jouent quotidiennement les groupes jihadistes.

JA