Le peuple continue de vivre le calvaire, après le putsch perpétré le 18 août dernier par un groupe d’officiers dont la toute première déclaration a suscité beaucoup d’espoirs.

Aujourd’hui, sans doute, on peut le dire sans se tromper que ces putschistes veulent militariser l’administration malienne. Ils sont nommés dans tous les secteurs de notre administration publique.

Un officier militaire est plus efficace sur le champ de bataille qu’un bureau, surtout dans un pays occupé par les terroristes depuis plus un certain moment. Après avoir occupé les postes dans les départements stratégiques du gouvernement, les militaires maliens lorgnent beaucoup de sièges dans le Conseil national de transition (CNT) qui est l’organe législatif.

Un militaire dans l’hémicycle pour faire quoi ? Les militaires veulent même occuper la présidence du CNT à travers le premier vice-président du Comité National Pour le Salut du Peuple (CNSP). L’Assemblée nationale d’un pays, c’est une institution qui vote les lois de la nation. Ces militaires dont le niveau intellectuel laisse à désirer ne seront pas à mesure de gérer l’organe législatif.

Le hic encore aujourd’hui, les militaires veulent prendre le pays en otage. Ils ont 70 milliaires à recaser dans les sous-préfectures, les préfectures et les gouvernorats du pays.

Raison pour laquelle, lors du dernier Conseil de ministres, beaucoup de militaires ont été nommés dans les postes de gouverneurs, à une époque où le syndicat des administrateurs civils a entamé une grève illimitée.

Ils occupent les bureaux à Bamako, pendant que les populations du Septentrion malien souffrent de l’insécurité au quotidien. Ils ont livré aux djihadistes ou terroristes par les militaires. Les putschistes au lieu de déployer les militaires dans le nord pour sécuriser nos populations du Nord. Sachant que le grand problème du nord malien, c’est le manque d’effectifs.

Le Mali souffre aujourd’hui d’un vrai patriotisme chez ces militaires qui ont pour rôle de sécuriser le pays.

Les localités du nord telles que Léré, Ménaka, Tombouctou Taoudéni, Goundam et autres réclament la présence des militaires à leurs côtés pendant que ces bidasses sont en train de faire la belle vie à Bamako.

C’est une honte pour le Mali que de faire appel à des forces étrangères pour sécuriser ses populations du Nord qui sont en train de payer le lourd tribut pour les terroristes. Et c’est le moment pour nos militaires de se battre pour occuper les bureaux.

A suivre !

Seydou Diamoutené

 

Source: Le 22 Septembre

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Le peuple continue de vivre le calvaire, après le putsch perpétré le 18 août dernier par un groupe d’officiers dont la toute première déclaration a suscité beaucoup d’espoirs. Aujourd’hui, sans doute, on peut le dire sans se tromper que ces putschistes veulent militariser l’administration malienne. Ils sont nommés dans tous...