Bamako, 19 sept (AMAP) Les discussions entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et le Mouvement du 5Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), mouvement à l’origine de la contestation contre l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta, se poursuivent, aujourd’hui samedi, à Bamako, dans le cadre de la mise en place d’un collège pour désigner les dirigeants et les organes de Transition, a appris l’AMAP de source proche des pourparlers.

Les deux parties, qui ont engagé ces discussions, vendredi, divergent sur les résultats de la concertation nationale tenue la semaine dernière. Le (M5-RFP) a dénoncé les pratiques qui ont conduit à l’adoption des textes de la Transition avant de déclarer qu’il « n’entendait ni rompre ni entrer en conflit avec le CNSP ». Il soutient que l’option majoritaire à la concertation nationale est celle d’une transition dirigée par des civils.

Pour sa part, le CNSP , qui aparis le pouvoir le 18 aout dernier défend le chois d’un militaire a la tête de la presidence de la Transition.

Le porte-parole du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel-major Ismaël Wagué, a annoncé, mercredi, à Bamako, que le CNSP a engagé le processus de constitution du Collège qui doit désigner le président et le Premier ministre de la Transition au Mali.

Dans une conférence de presse, à Katipour restituer les conclusions du mini-sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Accra, au Ghana, auquel le président du CNSP a pris part, mardi, le colonel-major Wagué a déclaré que le CNSP s’engage à respecter toute décision du Collège, en passe d’être constitué pour désigner les responsables du pouvoir intérimaire.

Sans donner beaucoup de détails sur les critères de désignation de ses membres, le porte-parole du CNSP a indiqué que ce collège sera composé de militaires, de représentants de la société civile et d’autres sensibilités de la Nation.

Les dirigeants ouest-africains, fermes sur la solution d’un président et un Premier ministre de transition civils, avaient donné une semaine à cet effet, à compter du 15 septembre.

Dans ses échanges avec la presse, le porte-parole du CNSP n’écarte pas l’hypothèse de la désignation d’un militaire par le Collège pour diriger la Transition. Il a rappelé que cela est, d’ailleurs, le souhait exprimé, lors de la concertation nationale, par la grande majorité des Maliens.

Cependant, il n’exclut pas l’idée d’une concession du CNSP si le choix d’un militaire devait compliquer davantage la situation du Mali. Dans tous les cas, le CNSP s’engage à respecter ce qu’aura décidé le Collège qui, selon Ismaël Wagué, « intégrera dans ses analyses, aussi bien les conclusions de la concertation nationale que la position de la communauté internationale ».

Par contre, les fonctions de vice-président et de président du Conseil national de la transition, qui est considéré comme l’organe législatif, seront assumées par des militaires.

MD (AMAP)

 

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