En marge du sommet de l’Organisation de l’Alliance Atlantique du Nord (OTAN), récemment tenu à Madrid, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares déclarait qu’il n’excluait pas une intervention de l’OTAN au Mali « si nécessaire » et « Si cela représentait une menace pour notre sécurité». Sauf que ladite déclaration, tenue lors d’une conférence de presse, le 30 juin dernier, n’engage nullement l’organisation.

Sorti de son contexte, les propos du ministre espagnol des Affaires Étrangères sont devenus viraux sur les réseaux sociaux. Et le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop est aussitôt monté sur ses grands chevaux pour répondre à son homologue espagnol, en plus d’avoir convoqué l’ambassadeur espagnol à Bamako pour des clarifications sur la position de son gouvernement. Et c’est la télévision nationale qu’a choisi M. Diop pour faire passer son message. Sur le plateau et les ondes de l’ORTM, il a jugé inacceptables, inamicaux et graves ces propos qui tendent, à ses yeux, à encourager une agression contre un « pays indépendant et souverain ».
L’ambassade d’Espagne à Bamako a réagi, samedi, par voie de communiqué succinct, après la convocation de l’ambassadeur José Hornero Gómez. Dans un communiqué, la représentation de l’Espagne au Mali a laissé entendre que « L’Espagne n’a pas demandé pendant le sommet de l’Organisation du traité Nord-Atlantique ni à aucun autre moment une intervention, mission ou une action quelconque de l’Alliance au Mali. Et d’ajouter : « L’Espagne réaffirme ses liens profonds d’amitié et de coopération avec le Mali et continuera à développer une relation pacifique et amicale avec le Mali».
En définitive, l’escalade diplomatique avec l’Espagne aurait pu être évitée, du moins gérée loin des yeux indiscrets et des oreilles à moitié sourdes si les hautes autorités n’avaient pas choisi la diplomatie populiste.
Amidou Keita

Source: Le Témoin
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En marge du sommet de l’Organisation de l’Alliance Atlantique du Nord (OTAN), récemment tenu à Madrid, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares déclarait qu’il n’excluait pas une intervention de l’OTAN au Mali « si nécessaire » et « Si cela représentait une menace pour notre sécurité»....