Après Boulikessi et Mondoro, l’attaque du camp militaire d’InDélimane est une nouvelle épreuve pour le Mali.

Nous nous devons d’honorer nos morts et soutenir leurs familles. Nous devons aussi avoir le courage de regarder la réalité telle qu’elle est. L’ampleur de ces catastrophes montre bien que nos forces armées ne peuvent en être tenues pour seules responsables. C’est l’érosion de toute notre société qui a produit ce terrorisme qui aujourd’hui nous grignote et nous meurtrit de jour en jour.

Il faut des mesures militaires et nous comptons plus que jamais sur nos soldats et le haut commandement militaire malien pour les prendre !

Mais au-delà, comment traiter le mal en profondeur ? Comment faire comprendre aux enfants du pays qu’ils méritent mieux que ce que leur promettent ces vecteurs de la terreur et de la mort ?

Ce n’est pas l’armée qui a la réponse. Ce sont tous les Maliens, de Kayes à Tessalit en passant par Mopti, qui doivent la trouver ensemble.

Les épreuves de la patrie nous appellent à l’exemplarité. A nous demander en notre âme et conscience ce que nous pouvons faire, à notre niveau, pour résister à l’obscurantisme et renforcer les fondements du Mali.

Ainsi plutôt que de nous demander ce que le Mali peut faire pour nous, il s’agit de retourner la question et de se demander ce que nous pouvons faire pour le Mali ?

Il y a un processus de dialogue qui est en cours, qui vise à recueillir l’avis de tous les citoyens du pays. C’est une occasion inespérée de réparer les blessures et de dire les choses. Que nous soyons pour ou contre le gouvernement importe peu : notre pays a besoin de se retrouver et c’est peut-être notre seule chance d’éviter un futur obscur.

On n’est pas orphelin d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir. Aussi l’union est la seule issue. L’union de toutes les bonnes volontés : dans le champ politique, mais aussi dans celui des armes. Plus de mille combattants des mouvements armés se sont engagés dans un processus pour devenir des soldats maliens.

Nous devons faire preuve de reconnaissance pour leur engagement et saisir cette occasion de renforcer nos FAMa, en donnant à tous les enfants du Mali la possibilité de se battre pour sauver leur patrie face à la barbarie.

Mamadou Bare

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Après Boulikessi et Mondoro, l’attaque du camp militaire d’InDélimane est une nouvelle épreuve pour le Mali. Nous nous devons d’honorer nos morts et soutenir leurs familles. Nous devons aussi avoir le courage de regarder la réalité telle qu’elle est. L’ampleur de ces catastrophes montre bien que nos forces armées ne...