Procureur intransigeant, peu connu il y a encore quelques mois, il veut en finir avec la corruption. Et fait trembler l’establishment bamakois.


Les moqueries, Mahamadou Kassogué n’en a cure. « Peu importe que j’aie l’air pauvre et qu’à Bamako je fasse sourire. Seule compte la manière dont je fais mon travail. » Longtemps, il a conduit une Mercedes de 1984, « un vieux tas de ferraille, très résistant », dont il a fini par se séparer il y a quelques mois après un accident de la circulation.
Il a depuis jeté son dévolu sur un modèle de 1990, à peine en meilleur état, sur lequel il a fait installer le moteur – intact – de son ancien véhicule et qui lui permet de faire le trajet entre son bureau de Bamako et son domicile, situé à quinze kilomètres de là, à Kati. « C’est là que j’ai acquis une parcelle et fait construire ma maison, il y a une quinzaine d’années, explique-t-il. Je n’avais pas les moyens d’acheter à Bamako ! »
Inconnu du grand public il y a encore quelques mois, l’homme cultive son image de magistrat incorruptible et ne craint pas d’afficher son mépris de l’argent. De fait, il est aujourd’hui un maillon essentiel de la lutte contre la corruption au Mali.
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Procureur intransigeant, peu connu il y a encore quelques mois, il veut en finir avec la corruption. Et fait trembler l’establishment bamakois. Les moqueries, Mahamadou Kassogué n’en a cure. « Peu importe que j’aie l’air pauvre et qu’à Bamako je fasse sourire. Seule compte la manière dont je fais mon travail. »...