Les nouvelles autorités du Mali sont ouvertes à l’initiative de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, pour négocier avec les groupes djihadistes qui sévissent dans le pays. Une position que la France n’entend pas accepter.

“Les conclusions des pourparlers nationaux inclusifs … ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec ces groupes armés”, a indiqué le PM malien, Moctar Ouane lors d’une conférence de presse à Bamako avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.  «Nous devons y voir une opportunité d’engager des discussions approfondies avec les communautés afin de redéfinir les contours d’une nouvelle gouvernance des zones concernées», a-t-il déclaré.

Cette position malienne n’est pas du goût de la France qui a, à travers une visite de son chef de la diplomatie à Bamako, manifesté son désaccord. Ce dernier a indiqué qu’il s’y opposait, notant que les groupes islamistes n’avaient pas signé d’accord de paix de 2015 qu’il considère comme un cadre pour restaurer la paix dans le nord du Mali. “Disons les choses très clairement: il y a des accords de paix … et puis il y a des groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix”, a déclaré Le Drian.

La France a plus de 5000 soldats au Mali et dans les pays voisins de la région du Sahel en Afrique de l’Ouest pour combattre les djihadistes, contre lesquels elle est intervenue pour la première fois en 2013. Mais les militants, dont beaucoup ont des liens avec Al-Qaïda et l’État islamique, se sont renforcés ces dernières années, tombant dans le vide laissé par des autorités étatiques affaiblies.

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Les nouvelles autorités du Mali sont ouvertes à l’initiative de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, pour négocier avec les groupes djihadistes qui sévissent dans le pays. Une position que la France n’entend pas accepter. “Les conclusions des pourparlers nationaux inclusifs … ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de...