Des habitants de la capitale malienne, Bamako, fondent l’espoir d’un bon déroulement et d’une bonne gestion de la période transitoire, avec la nomination de Bah N’Daw à la tête. Les avis sont, en général, favorables à l’homme.

Alassane Diaby est économiste. Pour lui, l’importance n’est pas la personne de Bah N’Daw, « mais qu’il fasse le travail ». « Je pense que la Transition ne peut pas régler tous nos problèmes mais, elle doit jeter, à mon avis, les bases d’un Mali nouveau. Pour cela, il faut qu’il (Ndlr, le président de la Transition) exécute correctement la feuille de route de la Transition », dit M. Diaby. »

« Le Mali est miné par certains problèmes qu’il faut rapidement gérer : la réduction des dépenses de l’Etat, l’organisation des élections par une seule structure indépendante, la lutte contre les surfacturations et des rétro commissions. C’est le moment de mettre en place des mécanismes pour y parvenir. Il faut pousser les dirigeants de la transition à l’aller dans ce sens », analyse-t-il.

Ousmane Traoré, commerçant, pense que  Bah N’Daw « est le meilleur qui pouvait nous arriver ». « Je ne connais pas Bah N’Daw. Cela veut dire qu’il ne traine pas de casseroles derrière lui. Il se trouve que c’est un homme de droiture et un patriote. Moi, je pense que c’est un nouveau départ pour notre pays. Mais attendons de voir la composition du gouvernement », dit-il.

Aminata Cissé, informaticienne : « Les militaires n’ont pas confiance aux civils. Le courant passe mieux entre eux. C’est pourquoi, ils ont pris la présidence et la vice-présidence de la Transition. Le choix de Bah N’Daw n’est autre que cette option. C’est un bon choix puisqu’il n’est pas politique. Maintenant ils vont laisser la Primature à un civil. Personnellement, j’adhère à cette stratégie du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Moi, je suis d’accord que les militaires (Bah N’Daw et le colonel Assimi Goita) gèrent la Transition parce que beaucoup de personnes pensent que c’est une aubaine pour s’enrichir sur le dos de l’Etat ».

Bakary Kéita, militaire à la retraite, fonde l’espoir « que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement des souffrances de la population, l’amélioration de la gouvernance ». « En fait, je félicite le collège pour ses choix éclairés portés sur deux hommes dont le patriotisme ne fait l’objet d’aucun doute. Je souhaite l’accompagnement de tout le monde aux nouvelles autorités de la transition pour l’essor de notre pays », ajoute Bakary.

Pour Kadidiatou Diallo, Bah N’Daw à la présidence de la transition est bonne option. « Il est réputé être un grand patriote. Il n’a jamais détourné le denier public. Cependant, je ne suis pas d’accord avec la manière dont il a été nommé. Le M5-RFP a bien fait d’éclairer les lanternes sur le travail du collège qui a choisi Bah N’Daw », dit-elle.

OD/MD (AMAP)

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Des habitants de la capitale malienne, Bamako, fondent l’espoir d’un bon déroulement et d’une bonne gestion de la période transitoire, avec la nomination de Bah N’Daw à la tête. Les avis sont, en général, favorables à l’homme. Alassane Diaby est économiste. Pour lui, l’importance n’est pas la personne de Bah N’Daw, « mais...