Adopté en 2017, le Plan de sécurisation intégré des régions du centre a pour objectif global de pacifier cette région du Mali et d’y réduire de manière significative les causes de l’insécurité et du terrorisme. Aujourd’hui, où en est-on réellement ?

S’il y a un premier bilan à tirer de la mise en œuvre de ce plan, il est positif, selon le Colonel Major Ismaïla Deh, Conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la protection civile et Président du comité de suivi du Plan. Pour lui, la mise en œuvre a été salutaire, parce que, « sans le plan de sécurisation, il n’y aurait pas eu d’élection dans ces deux régions ».

Sécurité et gouvernance

A Mopti, quatre zones que sont le fleuve, la zone inondée, la zone exondée et la frontière sont concernées par le volet sécuritaire.  Pour le fleuve, un projet dénommé PARSEC a été lancé et est en cours d’exécution avec l’Union Européenne. Il est également envisagé de mettre en place trois brigades fluviales, couplées à des centres de secours fluviaux, pour améliorer la sécurité dans la zone d’ici la fin de l’année. Dans la zone inondée, les forces de sécurité se sont installées notamment dans les cercles de Tenenkou, Djenné et Youwarou. Dans la zone exondée, des localités comme Sokoura, Mondoro, Doungani,  Dinangourou, Diankabou et Konna sont maitrisées, à en croire le Colonel Major. Dans la même zone, un autre projet, du nom de GSIR (Groupe Surveillance Intervention Rapide), mis en œuvre également avec l’appui de  l’Union Européenne, se poursuit. Quant à la zone frontière, même si le plan n’y a pas encore permis de grandes avancées, l’armée y est néanmoins présente. Il est à signaler que le poste frontalier de Bih est en reconstruction dans le cadre du projet PARSEC.

A Ségou, concernant le volet sécuritaire, le plan a permis de couvrir des zones comme Sokolo, Saye, Macina, Timissa et Monimpébougou. Trois brigades fluviales sont également prévues à Ségou ville, Markala et Macina.

Sur le volet gouvernance, selon le Colonel Major Ismaïla Deh, le plan de sécurisation a permis d’améliorer beaucoup de choses. « 19 localités à Mopti et une dizaine à Ségou, où l’administration était totalement absente, ont été comblées. Aujourd’hui on y note la présence des forces de sécurité ». Plusieurs actions ont été également menées sur deux autres volets, le développement socio-économique et la communication.

Comme difficulté majeure, « plusieurs ministères interviennent dans la réalisation du plan, mais il n’existe pas de fonds direct, ce qui rend la tâche un peu dure, vu que le Comité de suivi n’a pas de réel pouvoir de pression sur les ministres », conclut notre interlocuteur.

 

Source: journaldumali

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