A l’occasion des festivités du 20 janvier 2014, commémorant le 20 janvier 1961, qui marque la création de l’Armée malienne, le Conseiller spécial de la CEDEAO au Mali, Cheaka Abdou Touré, a animé une conférence de presse le Dimanche 21 janvier à la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

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L’objectif de cette conférence était de jeter un regard rétrospectif sur la crise qui a affecté le Mali depuis le 22Mars 2012. Le conférencier Touré a fait savoir que l’occasion était opportune pour un devoir de mémoire à l’adresse de l’Armée malienne et pour relever un certain nombre d’interventions de la CEDEAO au Mali lors de cette crise.
Selon lui, la CEDEAO est régie par des protocoles en matière de règlement des conflits et de maintien de la paix et de la sécurité. Avant la crise, la CEDEAO avait mis en place un système d’alerte précoce, dispositif informatique qui permet à chaque pays membre de la CEDEAO d’informer au jour le jour sur la situation politique, sociale et culturelle.
Le 16 février 2012, elle a envoyé une mission d’observation au Mali, pour s’imprégner de la gravité de la situation. Son constat a motivé l’envoi d’une autre mission, multidisciplinaire cette fois, pour l’évaluation globale de la situation. Très rapidement, la délégation s’est rendue compte que la négociation politique était inévitable. «Mais les autorités maliennes, à l’époque, nous faisaient croire  qu’il n’y avait aucun danger et que le MNLA était composé uniquement de fils du pays» dira M. Touré.
Quelque temps après interviendra le coup d’Etat, qui a plongé le pays dans une crise à la fois institutionnelle, sécuritaire, politique et humanitaire. Ces faits ont rendu la situation catastrophique. «Nous ne vivions plus avec la Constitution, ce qui a d’ailleurs rompu les accords de coopération avec d’autres pays» ajoutera le conférencier.
Le 6 Avril 2012, un accord cadre a été signé entre la junte et la médiation. Il avait pour objectif le retour à l’ordre constitutionnel normal. Le 29 Avril, Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, a tenu une réunion d’urgence avec quatre Chefs d’Etat, réunis autour de Yamoussa Camara, pour leur tenir informés de l’avancée  des Djihadistes au Nord du Mali.
Le 15 Décembre 2012, les Chefs d’Etat de la CEDEAO, ayant compris que la communauté internationale n’interviendrait pas rapidement au Nord du Mali, ont adopté un plan B, permettant à l’Armée malienne d’aller à l’offensive. Dès lors, Le Président Dioncounda Traoré, avec l’accord d’Alassane Ouattara, a envoyé une lettre au Président Français François Hollande, pour lui demander d’intervenir. Ce dernier a déclenché l’Opération Serval, le 11 Janvier 2013, pour arrêter les Djihadistes.  Ce qui a permis au Mali de récupérer sa souveraineté nationale.
Le 18 juin 2013, enfin, fut signé à Ouagadougou un accord qui visait à faire en sorte que des élections libres, transparentes et apaisées puissent être organisées à Kidal en même temps que dans le reste du Mali. Bref, pour Cheaka Abdou Touré, la CEDEAO a atteint les objectifs des deux missions qui lui étaient confiées au Mali en crise: la libération du territoire et l’organisation d’élections générales dans tout le pays, y compris Kidal.
Adama Bamba

SOURCE: Les Echos du Parlement

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