Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, fondateur et Chef de l’Etat Islamique au GRAND Sahara (EIGS), jihadiste le plus recherché d’Afrique de l’Ouest, après sa neutralisation, entre Ménaka et le Niger, en août dernier, vient de connaître une deuxième mort, selon le Président MACRON sur Twitter, dans la nuit de ce mercredi à jeudi 16 septembre 2021.

 

Comme dirait l’autre, les dirigeants français ont un incroyable talent quand il s’agit de garder leur influence sur leurs anciennes colonies. Dans la lutte contre le terrorisme au Mali, pour se montrer indispensable et irremplaçable, chaque événement majeur est ponctué de coups d’éclats, d’exhibition de muscles à laquelle résiste le scepticisme des Maliens.
C’est une soudaine fébrilité qui s’est emparée de Paris depuis l’annonce d’un accord entre le Mali et la société de sécurité privée russe Wagner. Une société qui serait sollicitée pour débarrasser le sol malien des terroristes que la France et d’autres partenaires peinent à chasser depuis huit ans.
En effet, selon l’agence Reuters, un accord serait sur le point d’être signé par le gouvernement malien permettant l’arrivée de mercenaires russes. L’on apprend que ces mercenaires russes du groupe de sécurité privé Wagner seraient chargés de former nos soldats. Depuis cette annonce la France serait dans les manœuvres pour tenter de l’empêcher.
Pour ce faire, la propagande est privilégiée au plus haut sommet de l’État français.
Lors d’une sortie récente, la ministre des armées françaises, Florence PARLY, déclarait que la conclusion éventuelle d’un accord entre la junte au pouvoir à Bamako et la société russe privée Wagner serait extrêmement préoccupante et contradictoire avec l’engagement militaire de la France au Sahel.
Dans une impétuosité rarement égalée, la France cache difficilement sa panique. Sinon, la mort de ce chef jihadiste très recherché avait été annoncée le 22 août dernier. Avec l’annonce de l’arrivée des Russes sur le sol malien, l’on réchauffe cette information dans le seul dessein de faire croire que la France fait des prouesses dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Il faut rendre le choix de nos dirigeants impertinent.

Le Président Emmanuel MACRON a communiqué à travers tweeter dans la nuit du mercredi à jeudi en ces termes : « Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara a été neutralisé par les forces françaises. Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel ».
À la suite du chef de l’État, des précisions ont été apportées, hier jeudi, lors d’une conférence de presse de la ministre des Armées, Florence PARLY, en présence du général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées, et de Bernard Émié, directeur général de la sécurité extérieure.
« Tout indique qu’Adnan Abou Walid Al Sahraoui a été tué entre le 17 et le 22 août lors d’une opération dans la forêt de Danganous située au sud-est du Mali près de la frontière avec le Niger », a-t-elle affirmé
Ce regain de communication sur la mort de ce jihadiste est vraiment sujet à caution, d’autant plus que la position de la France dans la lutte contre le terroriste est jugée ambiguë par bon nombre de Maliens.
La France veut enfin redorer son blason alors qu’elle a eu tout le temps pour le faire depuis 2013.
Personne n’est dupe. Que l’accord entre le Mali et les Russes soit confirmé ou pas, la France doit revoir sa politique dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Aussi, les forces armées et de sécurité malienne doivent s’assumer davantage, car aucune armée étrangère ne viendra libérer notre pays. Cette tâche régalienne incombe en premier lieu à nos FAMa et les autres ne viendront qu’en appui.

PAR MODIBO KONÉ

Source : Info-Matin

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Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, fondateur et Chef de l’Etat Islamique au GRAND Sahara (EIGS), jihadiste le plus recherché d’Afrique de l’Ouest, après sa neutralisation, entre Ménaka et le Niger, en août dernier, vient de connaître une deuxième mort, selon le Président MACRON sur Twitter, dans la nuit de ce...