La situation sécuritaire dans notre pays se détériore de jour en jour à un rythme alarmant. Après les zones du Nord et du Centre, c’est le Sud qui s’embrasse à son tour. La situation reste catastrophique huit ans après que le monde entier s’est mobilisé au chevet de notre pays. Malgré la présence de milliers de soldats étrangers en appui aux FAMa, il est triste de constater que la situation va de mal en pis. Elle a atteint un seuil critique, et les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Face à l’insécurité qui gagne du terrain, la situation humanitaire est de plus en plus critique. Jusqu’où ira cette insécurité ?

 

Au début, certains étaient tentés de qualifier cette crise sécuritaire de crise du Nord. Au fil des ans, la crise s’est répandue dans les régions du Centre du pays occasionnant des milliers de pertes en vie humaine ; des milliers de déplacés et de réfugiés. La présence des nouveaux occupants a entrainé le retrait de l’administration de plusieurs localités du pays laissant les populations à la merci de groupes armés qui sèment la terreur.
Ces derniers temps, des attaques sporadiques sont opérées dans certaines localités du Sud jusque-là épargnées par l’insécurité. Dans la nuit du mercredi à jeudi 21 octobre, le village de Blendio a été attaqué par des hommes armés. Une localité située à 30 kilomètres de Nièna (Ganadougou) dans ns la région de Sikasso. Les installations de l’entreprise (OTER) chargée de la construction du pont de N’Tiobougou ont été incendiés. Aussi, des véhicules garés devant le centre de santé communautaire de Blendio ont été calcinés. Par ailleurs, quatre personnes seraient portées disparues.
Dans la nuit du 19 au 20 Octobre 2021, le poste de contrôle de Béléko, situé à 125 Km de Koutiala, a reçu la visite des hommes armés non identifiés. Des sources locales ont révélé qu’une vingtaine d’individus armés non identifiés ont pris pour cible le poste de la gendarmerie Béléko. Le bilan fait état d’un civil tué, plusieurs motos brûlées et d’autres emportées par les assaillants.
Toujours en début de ce mois d’octobre, une attaque terroriste a eu lieu sur l’axe Koury-Koutiala. Des individus armés ont braqué un véhicule civil en provenance du Burkina Faso au niveau du virage de Karangana. Les occupants, en plus du véhicule, ont été entièrement dépouillés de leurs biens. Dans la même localité, le 14 septembre, les FAMa ont vigoureusement réagi à une attaque terroriste lancée contre le poste de Mahou.
Auparavant, le 28 septembre, une attaque jihadistes a endeuillé l’armée malienne sur le tronçon Bamako-Kayes. C’est un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes qui a été attaqué par les jihadistes. Cinq gendarmes ont été tués et d’autres blessés.
La liste des attaques perpétrées ces derniers temps dans les localités du Sud de notre pays est loin d’être exhaustive.
Face à l’embrasement de la situation, les populations doivent redoubler de vigilance pour alerter les autorités compétentes sur tout mouvement suspect.

PAR MODIBO KONÉ

Source : Info-Matin

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La situation sécuritaire dans notre pays se détériore de jour en jour à un rythme alarmant. Après les zones du Nord et du Centre, c’est le Sud qui s’embrasse à son tour. La situation reste catastrophique huit ans après que le monde entier s’est mobilisé au chevet de notre...