Dans le cadre de la gestion de la crise sécuritaire qui sévit au Nord depuis 2012, IBK a emprunté une fausse piste, en refusant à la CEDEAO la gestion de la crise, au profit de l’Algérie avec la coordination de la France. Depuis le blocage de l’avancée des djihadistes à Konna, la France a changé de méthode. Les FAMAs sont interdites d’entrer à Kidal. Tout ce qui se passait dans cette ville était la préparation d’un complot contre le Mali. Il y a eu toutes sortes de blocages, souvent avec du chantage, exemple: l’affaire Tomy Michel empêche IBK de hausser le ton au risque d’inquiéter certains dans son entourage avant la fin de son mandat.

ibrahim-boubacar-keita-president-ibk-rebelle-touareg-cma-mnla

Il a été souvent imposé au Mali de négocier même en position de faiblesse. Cette négociation n’est que sur les lèvres, sinon la CMA et ses protecteurs sont dans la logique de l’indépendance de l’Azawad. Mais ce qui est encore grave dans tout ça, nos gouvernants n’ont jusqu’ici pas compris ou disons ils refusent de le comprendre. Sinon, il est difficile ou même impossible que Kidal rejoint le Mali. À partir de ce constat, il est inutile d’engager des réalisations dans cette partie qui a tourné le dos au pays.
La situation du Mali est vraiment critique. Les maliens ont des inquiétudes pour les FAMAs. Les éléments sont sur le front. Chaque jour que Dieu fait, il y a des victimes, malgré l’Accord de paix d’Alger et autres. Allons-nous assister à l’effondrement de notre chère patrie? Nous savons tous maintenant que les autorités ne peuvent pas résoudre cette crise. Il ne sert à rien de les garder encore.
La démocratie en Afrique en général, au Mali en particulier n’existe pas, le peuple est interpellé pour faire le choix à l’heure du choix par la voie des urnes. Nous sommes tous interpellés par le devoir de patriotisme. Le Mali est aujourd’hui prisonnier de la CMA, avec la complicité de la communauté internationale, la France en tête. Les maliens sont tristes, malades et meurtris que leur pays soit réduit au strict minimum à l’heure actuelle. Alors que l’honneur, la dignité du Mali, la réunification du pays, le développement social etc…  étaient au centre des préoccupations du pouvoir actuel.
À l’extérieur du pays, les maliens ne sont plus fiers, pour cause l’humiliation infligée au pays par les bandits armés qui continuent d’être pris en charge par le contribuable malien. La grande majorité des maliens ayant compris que le gouvernement est entrain de consentir d’énormes sacrifices au profit de la CMA et alliés, s’est aussi mobilisée pour revendiquer des droits. Si tous les maliens étaient traités de la même manière, le patriotisme les obligerait à attendre aussi longtemps. Le pouvoir actuel semble être le problème, il ne saurait être la solution.
Par rapport à l’attaque d’un convoi de ravitaillement de l’armée malienne tombée dans une embuscade entre Diabaly et Nampala, qui a fait au moins neuf morts et plusieurs blessés parmi les forces armées maliennes, il faut dire que ces jeunes sur qui leurs parents avaient fondé tout leur espoir pour un jour les sortir de la misère viennent de tomber sous les balles assassines des bandits armées.
Aujourd’hui ces bandits lourdement armés et soigneusement protégés par nos autorités sont logés et nourris dans les hôtels, cela au nom d’interminables et de farfelus accords de paix et les factures sont payées par les impôts supportés par les misérables contribuables.
Le carnage continue malheureusement avec ces attaques sporadiques partout sur le territoire national. C’est plus qu’inquiétant de vivre sur le qui-vive chaque.
Etat faible face à un terrorisme grandissant
Quel jour les Maliens vont-ils comprendre, qu’ils n’ont pas d’Etat fort? Un Etat inconscient, insouciant et irresponsable, qui refuse ou peine malgré le nombre élevé de militaires qui meurent chaque jour, à équiper efficacement l’armée. Pourquoi et comment cela est-il possible dans un pays normal? L’Etat décaisse plus de 110 milliards de nos francs, qu’il met à la disposition des proches du pouvoir sous prétexte d’équiper l’armée.
Et, que cet argent s’évanouisse dans la nature, sans que personne ne soit poursuivi, c’est un scandale innommable. A la place d’armes, ce sont des chaussettes coûtant 50.000 francs la paire, qui ont été livrées aux soldats. De quoi les autorités ont peur pour ne pas doter notre armée de moyens conséquents, pour combattre ces terroristes et rebelles? Si les autorités ne changent pas d’approches, tous les maliens finiront sous les balles des djihadistes.
En ce moment, l’insurrection est le seul et unique moyen pour les maliens, de dégager la  horde de voleurs et d’incapables corrompus. Les autorités doivent avoir sur la conscience la mort de chaque soldat et civil qui tombent sous les balles assassines de ces terroristes. Avec toute la grande gueule qu’il a ouverte lors de son installation, de ne jamais négocier avec les rebelles l’arme à la main.
Il a négocié avec eux, l’arme dans les deux mains. Il a bradé notre honneur et notre dignité pour ces enfants gâtés de la République, au mépris de nos forces de défense. Il faut à notre armée des drones, des hélicos et des avions. Avec les drones, tous les mouvements des djihadistes seront tracés à la lettre, les communications écoutées, ainsi que les caches d’armes. Comment nos autorités croient-elles que les Français opèrent.
Non les soldats français ne sont pas plus braves que les nôtres, ils sont simplement bien équipés. Ce sont les drones qui leur fournissent les infos qu’ils utilisent pour frapper les djihadistes. Avec les mêmes moyens, nos hommes feraient des miracles. Où les autorités ont planqué tout l’argent honteusement décaissé du trésor public?
De toute façon, la reddition des comptes viendra tôt ou tard. Nous leur ferons rendre gorge de tout ce qu’ils ont volé. Pour les djihadistes, c’est tout simplement criminel ce qu’ils font subir à nos populations et à nos soldats. Dieu n’a commandé à personne de tuer un autre musulman ou un chrétien pour aller au paradis, parce qu’ils ne partagent pas l’idéologie.
Et puis, c’est quel islam ils veulent nous imposer? Nous refusons de devenir des wahhabites, ces sales fumiers qui veulent imposer leur idéologie au monde entier. Les maliens n’aiment pas ces bâtardises islamiques. Ils veulent un islam modéré, apaisé, tolérant, tranquille qui est conforme à nos traditions et à nos valeurs. Adhérer à la religion d’autrui ne veut pas dire rejeter ses origines. Nous ne sommes pas des arabes et nous refusons cet islam rigoriste barbare et intolérable.
Les terroristes ne vont jamais cesser de cette manière. Ce sont des fous avérés qui tuent les musulmans et les enfants des musulmans nuit et jour sous prétexte de du djihad. Il est temps que les autorités rendent compte aux maliens et surtout clarifient les raisons, les blocages et obstacles qui empêchent l’armée malienne, qui est en train de payer un lourd tribut pour ce conflit depuis 2012, d’avoir les moyens aériens dans tous ces mouvements.
Où sont les véhicules blindés d’escorte, les hélicos, les drones de surveillance, les casques et gilets pare-balles de notre armée et nos partenaires lors de telles sorties? Oui ce sont ces matériels dont les Forcées armées maliennes ont impérativement besoin. Et oui ces matériels sont ce que les FAMA ne disposent pas. Aucun pays au monde ne se comporte de cette manière si ce n’est pas le Mali.
Après tout ce que nous avons traversé dans les cinq ans passés dire que nous n’avons encore pu trouver des voies et des moyens pour se donner une armée percutante. On se rappelle que la 2ème guerre mondiale ne dura que cinq ans. Et c’est pendant cette période que les hommes avaient poussé les limites de leur génie et créativité militaire en urgence et quête de survie qu’est-ce que les Russes, les Allemands et les Anglais n’avaient pas fait pour trouver de bonnes formules.
Tant au niveau d’invention de nouveaux équipements militaires que de nouvelles stratégies et tactiques de guerre pour s’en sortir? Or ici au Mali personne ne nous a demandé d’inventer quoi que ce soit, on demande seulement à nos dirigeants d’utiliser leur cerveau et leur courage pour trouver des voies et des moyens à tout prix pour acheter des armes appropriées et on n’arrive pas.
Dommage ! On est 200% sûr que ce n’est pas l’argent qui nous manque, vu la façon qu’on bousille nos fonds à travers divers ministères bidons et leurs dépenses bidons en plein temps de guerre. IBK n’a qu’a seulement expliquer aux maliens s’il n’y a un embargo caché de nos amis hypocrites sur le Mali. Pour notre part, nous sommes sûrs à 100% sur qu’il y en a.
Moussa Mamadou Bagayoko
MaliwebCrise malienneMali actu
Dans le cadre de la gestion de la crise sécuritaire qui sévit au Nord depuis 2012, IBK a emprunté une fausse piste, en refusant à la CEDEAO la gestion de la crise, au profit de l’Algérie avec la coordination de la France. Depuis le blocage de l’avancée des djihadistes...