Après les attaques de Boulkessy et de Mondoro, Le Démocrate Mali fut parmi ceux qui ont dénoncé la gouvernance sécuritaire d’IBK. Après la récente attaque du camp d’Indelimane, votre serviteur se convainc à présent que le chef de l’Etat est soumis à un agenda autre que celui du Mali. Et pour cause.

Dans l’exécution de cet agenda, on lui demande tout simplement de se taire sur les atrocités commises sur les soldats maliens. Ou s’il devrait s’exprimer, de ne tenir que des propos divertissants, ou qui sèment la terreur au sein de l’opinion publique nationale. Dans certaines circonstances, d’aucuns l’autorise à monter à bord de leur hélicoptère pour aller prier sur les morts. Dans d’autres, c’est son Premier ministre ou le ministre de la Défense qui effectue un déplacement sur les lieux du désastre, juste pour effectuer une opération de Com’. Diantre !

Indifférence mortelle !

Ce qui est marrant dans tout cela, c’est que ce sont les Maliens qui ne savent plus ce qu’ils veulent pour leur pays. Ou ne savent plus ce qu’il faut faire pour défendre leur patrie face à ces sangsues tant internes qu’externes. Sinon, comment peuvent-ils rester indifférents face à tous ces morts tant civils que militaires ?

Puisque nous n’avons pas d’agenda, celui de la communauté internationale est clair: la déstabilisation de notre pays. C’est pour cela qu’on nous répète tous les jours que la Minusma a pour mandat de le stabiliser et que son rôle n’est pas celui de combattre les groupes armés terroristes. Comme si la stabilisation était possible sans la sécurisation. Comment peut-on installer des camps militaires dans une zone de guerre et dire que vous n’êtes pas là pour combattre, mais pour stabiliser ? S’il vous plaît, connaissez-vous le nom d’un seul pays où les casques bleus ont apporté la sécurité et la stabilité ? Prenez le temps de fouiller les différents rapports trimestriels de la Minusma, vous allez vous rendre compte que cette mission des casques bleus ne pourra jamais stabiliser ce pays. C’est aux Maliens de sécuriser et de stabiliser leur pays. Après toutes ces victimes, nous devons enfin avoir le courage de reconnaître que le loup est déjà dans la bergerie.

Les FAMa, victimes de complot !

Pour ce qui concerne les forces armées de défense et de sécurité du Mali, nous pouvons affirmer qu’elles sont tout simplement victimes d’un complot machiavélique de la part de nos décideurs politiques. La hiérarchie militaire va-t-elle s’assumer ou continuer à obéir docilement à des décideurs politiques dont la priorité n’est plus celui de sauver ce qui reste encore du Mali ? Le peuple va-t-il enfin se réveiller de son sommeil profond, dans lequel il a été plongé pendant plus d’un quart de siècle par certains leaders religieux avec la complicité des politiciens véreux ? La perte d’un seul soldat est une énorme perte pour une armée nationale. À ce jour combien de soldats avons-nous déjà perdus ? Combien de soldats vont-ils encore mourir dans les prochains mois voire les prochaines semaines ?

Pour ce qui est de l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, nous disons avec beaucoup d’amertume qu’il est à jamais hypothéqué au vu du nombre d’établissements scolaires que les obscurantistes et leurs suppôts ont fermé depuis le début de cette crise. Là où les écoles sont encore ouvertes, ils ont commencé à prendre certains enseignants en otage en vue de pouvoir semer la graine de la terreur au sein de cette noble corporation. Grâce à la survie et à l’exploitation de l’économie criminelle, combien de générations d’enfants de ce pays vont-elles finir leurs vies dans la poubelle de l’humanité ?

En dépit d’un matraquage médiatique sans relâche, d’un maquillage permanent des réalités de la situation sécuritaire actuelle, d’un conditionnement subtil des citoyens et d’un ballonnement raffiné de ceux qui pensent autrement, la vérité est que nous sommes en train de perdre le Mali pour lequel les pères de l’indépendance se sont sacrifiés. Dans ce pays, nous devons vraiment arrêter de nous glorifier de nos valeureux ancêtres car dans leurs tombes, ils ne sont plus fiers de nous. D’ailleurs, ils sont en train de nous regarder avec mépris. Que dire de nos enfants ou de nos petits enfants ? Quel Mali vont-ils hériter de nous ?

La Rédaction

SourceLe Démocrate

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