Après la mort de 13 militaires français dans la collision de deux hélicoptères au cours d’une action de combat, la force Barkhane reste « déterminée à œuvrer pour le retour de la stabilité au Sahel, aux côtés des forces partenaires », a assuré l’État-major des armées [EMA], dans son dernier point de situation sur les opérations en cours.

 

Ainsi, le 30 novembre, une colonne de motos d’un groupe jihadiste a été repérée par des moyens ISR [Intelligence, Surveillance, Reconnaissance], non précisés par l’EMA, dans la région de Douentza, située entre Mopti et Gao, dans le Gourma.

Au regard du mode opératoire des groupes armés terroristes [GAT], cette concentration de motos laissait présager une attaque « complexe » contre les Forces armées maliennes [FAMa], à l’imgage de celles, récentes, de Boulikessi et d’In Delimane. D’où une action immédiatement entreprise pour la neutraliser.

Selon l’EMA, des Mirage 2000D, puis des hélicoptères d’attaque Tigre et Gazelle, ont été envoyés dans le secteur. Les frappes menées ont ainsi permis « de détruire plusieurs motos et de mettre hors de combat une dizaine de terroristes. »

Le cercle de Douentza, située dans la région de Mopti, abrite les montagnes du Hombori ainsi que la forêt de Serma, où Barkhane a mené plusieurs opérations contre une katiba jihadiste proche du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans [GSIM]. Ce dernier a d’ailleurs revendiqué une attaque commise le 30 septembre contre les FAMa à Mondoro, l’une des localités de ce secteur.

La presse malienne a évoqué un raid aérien de Barkhane, effectué dans la même région, précisément à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Douenza. Mais il aurait eu lieu le 2 décembre [et non le 30 novembre, comme l’indique l’EMA]. « La colonne de jihadistes avait été aperçue dans l’une des forêts du Gourma, dans la zone dite des trois frontières, alors que les assaillants qui avaient quitté le Mali devaient rallier le Burkina Faso ou le Niger », avance le quotidien L’Indépendant.

Par ailleurs, les Forces armées maliennes ont annoncé, le 5 décembre, avoir « détruit » une base terroriste près de Mandoli, dans la région de Mopti. Le bilan est de 5 terroristes neutralisés [dont 3 faits prisonniers] et d’une vingtaine de motos brûlées.

Au vu des saisies effectuées ces dernières semaines, il semble que les GAT utilisent de plus en plus les motos pour se déplacer et lancer leurs attaques. Selon une étude de Small Arms Survey concernant le Niger , 20% des attaques jihadistes recensées au 1er janvier 2018 avaient impliqué des deux-roues. Généralement, les jihadistes circulent à deux sur de tels engins : l’un pour piloter, l’autre pour tenir l’arme.

Source : Zone militaire

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