S’il y a bien une voix qu’on ne voudrait pas, pour le moment, entendre au Mali, c’est bien celle des apostats rassemblés au sein de louche Mouvement National de Libération de l’Azawad. Car c’est ce mouvement séparatiste qui est à la base de cette grande guerre aujourd’hui imposée au Mali,  une guerre dont on ignore jusqu’ici la fin, une guerre avec son arsenal de morts dans les rangs des armées maliennes, française, tchadienne… une guerre avec un coût exorbitant que le Mali, pays pauvre parmi les plus pauvres de la planète, peinera, pour des décennies, à payer.

Voilà un groupe de citoyens indisciplinés et rebelles, ayant pris les armes contre leur autorité, refusant toute négociation et dialogue, ayant préféré s’associer à des terroristes, des criminels  et narcotrafiquants étrangers pour détruire des édifices publiques du Mali – dont les bureaux de l’Office de Radiotélévision du Mali à Gao, pour martyriser les grandes villes maliennes pendant presque un an, pour amputer des Maliens, fouetter des Maliennes, transformer de petits garçons en enfants-soldats, détruire des monuments garants de l’histoire séculaire du Mali… voilà, donc, ce groupe d’insoumis, qui, après avoir réduit le Mali en miettes, se permet encore de se faire entendre, de faire des revendications, pendant que cette guerre qu’ils ont allumée est en train de devenir de plus en plus atroce au jour le jour.

On suffoque presque de rage, en apprenant que des responsables de ce mouvement de malheur ont écrit à la justice internationale, lui demandant de poursuivre des militaires maliens ayant commis des exactions sur des populations arabes et touarègues du Nord, durant la reconquête des villes du Nord.

Loin de défendre ces militaires maliens s’étant laissé aller à ces barbares actes de vengeance, on a envie de hurler au MNLA, à tous ses responsables et membres d’aller se faire écouter ailleurs avec leurs revendications insensées. Insensées de revendications, parce que s’il y  a des revendications à faire au nom d’un groupe ethnique au Mali, c’est à l’Etat malien de les faire, et non ce mouvement de citoyens perdus et désormais apatrides qui n’a aucune légitimité. Ces touaregs et arabes exécutés par vengeance par les militaires maliens sont des Maliens, et c’est aux autorités maliennes de poursuivre leurs bourreaux, et non ce MNLA éhonté.

Le nom, l’existence et l’essence de ce groupe armé est un soufflet, une grave injure pour l’Etat malien. Ce groupe est une provocation perpétuelle envers l’autorité du Mali, et aucune discussion ne sera possible avec ce mouvement, tant qu’il continuera de se comporter comme le représentant d’un groupe ethnique qui refuse d’ailleurs de l’accepter comme son porte-parole. Les touaregs du Mali, du moins leurs représentants légitimes, ont déjà à plusieurs reprises répété qu’ils ne reconnaissent pas ce mouvement sans queue ni tête.

Alors, au lieu de s’occuper du sort des touaregs et arabes injustement exécutés, que le MNLA s’occupe d’abord de son propre sort, parce que s’il y a bien un groupe armé que la justice internationale doit poursuivre au Mali avant les autres, eh bien, c’est celui-là qui a, en janvier 2012, exécuté des centaines de militaires maliens à Aguelhok, à Ménaka et dans toutes les villes du Nord-Mali. C’est celui-là qui a vendu Gao, Tombouctou, et Kidal aux terroristes et narcotrafiquants venus de tous les quatre coins de la Terre.C’est celui-là qui a livré les Maliennes et Maliens du Nord aux amputations gratuites, aux lapidations sans raison pendant presque un an. C’est celui-là qui a livré les édifices maliens à la destruction. C’est celui-là qui est la cause de la guerre au Mali. C’est le MNLA.

 

davidk pelly

Source: David kpelly