Bénéficiaire du marché de livraison de la carte d’identité nationale, Grahic Industrie-SA ne joue pas franc-jeu avec la direction des finances et du matériel du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

L’entreprise n’étant pas en règle avec le fisc a raté en fin 2021 le paiement d’une grosse somme de la part de la DFM du ministère en charge de la Sécurité. Ces difficultés de Grahic Industrie ont été comprises par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. L’année 2022 a commencé comme ça et le bénéficiaire du marché de livraison de la carte d’identité nationale a fait quelques livraisons avant d’avancer des tensions de trésorerie et du manque de matière première pour justifier son incapacité à honorer ses engagements contractuels. Un responsable de Grahic Industrie a eu plusieurs entretiens avec les cadres de la direction des finances et du matériel.

Pour prouver sa bonne foi dans un contexte difficile, la direction des finances et du matériel du ministère de la Sécurité et de la Protection civile saisit la direction générale du budget pour une ouverture urgente d’une ligne de crédit.

Malgré tout, Grahic Industrie reste sur sa position et avance les mêmes raisons de tensions de trésorerie et du manque de matière première. Subitement, le responsable de Grahic Industrie opère un virage pour appeler le lundi 21 mars qu’il veut livrer une commande. Et le mardi 22 mars, il livre plus de 100 000 cartes d’identité. D’où viennent alors ces cartes-là, sachant que les matières font défaut en raison de l’embargo ? Quel est était donc le jeu de Grahic Industrie ? Saboter les efforts des autorités de la transition ? Où est donc le sérieux dans cette affaire ?

En attendant de répondre à ces questions, les usagers du service public ont le droit de savoir que l’absence de carte d’identité dans les commissariats et brigades de gendarmerie n’est pas due à une mauvaise volonté des autorités maliennes mais plutôt à un jeu d’une entreprise qui peine à honorer ses engagements.  Nous y reviendrons…

Ali24

Source: Le Démocrate- Mali