La question reste posée. A l’annonce des élections de juillet 2013, les alliances se nouent entre les anciens alors que des partis politiques conduits par des jeunes se préparent en douce. Une manière pour la jeunesse de faire de la politique là ou les anciens ont échoué sur tous les plans, après plus de cinquante ans d’indépendance.

Après plus de vingt ans de  démocratie dans notre pays, la jeunesse se demande aujourd’hui quelle est la place qu’elle occupe dans le jeu démocratique. Avec cette pléthore de partis politiques, les jeunes loups aux dents longues ont décidé de prendre leur destin en main. Chose qui ne sera pas du tout facile sur le terrain. Dans notre pays, depuis les indépendances, les politiciens ont toujours profité de la jeunesse pour assouvir leurs intérêts personnels. Un chapelet de faits et de méfaits dont le pays aurait pu se passer depuis des décennies. Une succession de situations qui égarent le pays. Une série noire qui assombrit notre tableau de bord. Pas de visibilité. Nous sommes face à des politiciens sans foi ni loi. Les intérêts personnels ont pris le dessus et le jeu démocratique est au point mort.

La jeunesse qui est le fer de lance, a bien compris pour mettre au bercail les vieux prédateurs endurcis. Comment comprendre que depuis les indépendances, tout soit basé sur le jeu des intérêts et tout le monde garde le silence pour s’assurer les largesses du pouvoir. Le jeu des intérêts ; la méfiance envers l’autre ; refuser de reconnaître que l’autre peut mieux faire dans un domaine sans se mépriser soi même ; refuser de mettre ensemble les points forts individuels pour minimiser les points faibles. Telles sont les maladies dont souffre une bonne partie des Maliens depuis les indépendances. Mais c’est presque la gangrène au sein de la classe politique. Misons sur la guérison à partir de la nouvelle génération. Cette mission sera-t-elle possible pour les jeunes loups aux dents longues ?

Destin GNIMADI