On assiste à un retour d’anciens djihadistes dans la ville de Gao. Ce retour qui s’opère à un moment où il y a une fusion entre le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et le groupe djihadiste fondé par Mokhtar Belmokhtar, n’est pas sans provoquer des inquiétudes. Les populations promettent de sévir dans les prochains jours si les autorités refusent d’arrêter les anciens complices des djihadistes.

En effet, les habitants de Gao se méfient beaucoup du retour de ces « frères » qui ont pris les armes contre eux. Ils n’ont pas confiance en ces Maliens qui ont combattu, dans les rangs des « illuminés », contre leur pays, avant de prendre la poudre d’escampette avec la contre-offensive des troupes françaises appuyées par les forces maliennes et surtout tchadiennes. Cette méfiance se justifie pleinement au regard du traumatisme vécu par ces populations.

Il est évident que ces Maliens, qui ont combattu contre la République, ne peuvent pas être considérés comme des enfants de chœur. Ils ont suffisamment fait preuve de fanatisme et de la capacité de nuisance qui va avec.

Ces anciens djihadistes ont participé aux exactions contre les populations au moment où les islamistes faisaient la pluie et le beau temps au Nord-Mali. Dans ces conditions, difficile de demander à ces populations de leur donner le bon Dieu sans confession. Chacun d’eux devrait, en principe, répondre de ses actes devant la Justice malienne. Face à ce qu’elles considèrent comme une passivité des autorités,  les populations promettent de sévir dans les prochains jours si les autorités refusent d’arrêter les anciens complices des djihadistes.

 

YC

SourceL’Indicateur du Renouveau